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Cinquante agriculteurs pratiquant de la vente directe, soit 10 % des actifs exerçant sur le territoire du Parc d'Armorique, ont été identifiés lors d'une enquête. "Tous ont en commun des exploitations relativement petites (27 ha en moyenne)", explique Louis-Marie Guillon, animateur au PNRA. Et de poursuivre : "La majorité élève des animaux pour le lait ou la viande. La vente s'effectue essentiellement à la ferme et sur les marchés avoisinants".
Benoît et Nadine Michel, éleveurs de moutons au Huelgoat, font partie de ces éleveurs-fermiers du Parc. "Nous élevons 290 brebis. Nous avons choisi le label bio pour mieux valoriser nos produits", expliquent-ils, soulignant que "30 % de la production est vendue en direct. Nous vendons l'essentiel de la viande en caissettes. Fait récent, avec un certain regain des méchouis nous commercialisons aussi des carcasses entières".
Dimanche, ces producteurs du Huelgoat se retrouveront avec douze collègues à Saint-Cadou (commune de Sizun). Objectif affiché : se faire connaître. "C'est une façon de se retrouver entre nous et de dynamiser les ventes", explique B. Michel. Et de résumer le message général : "Les éleveurs étaient demandeurs d'une telle journée. Ils ont besoin de renforcer individuellement et collectivement une clientèle locale ".
Plus qu'un marché en tant que tel (certains producteurs n'auront rien à vendre ce jour-là), cette journée avec les éleveurs du Parc est d'abord destinée à créer un lieu de rencontre entre consommateurs et éleveurs fermiers.
Pour Benoît et Nadine, cette journée sera aussi l'occasion de rappeler ce qui contribue au succès de la vente directe : "Les produits doivent être de qualité et constants". Sans oublier le contact humain qui intervient fortement dans la fidélisation de la clientèle. C'est cette fidélité que les 13 producteurs tenteront de faire fructifier dimanche à St-Cadou.
D. Le Du
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