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Ille et Vilaine (35)
Le tourisme rural doit prendre en compte les nouvelles attentes
 
On a fait jusqu’à maintenant du tourisme de cueillette basé sur l’hébergement. C’est révolu. Il faut s’adapter à la mutation du touriste qui est à la recherche d’autre chose ». Jean-Bernard Vighetti maire de Peillac s’est appuyé sur la basse vallée de l’Oust pour mettre en place « des chemins d’eaux, des chemins d’hommes » avec une interprétation du patrimoine. Un circuit vélo-route dans le marais de Dol a permis aux acteurs locaux de constituer un réseau. La région de Fougères n’est que peu touristique sans initiatives privées. Le Pays d’accueil a basé son action sur l’idée : « on ne peut réussir seul », il faut donc « vendre » le pays en se regroupant.

Par ailleurs, on ne pratique plus l’itinérance avec un sac à dos sur de longues distances. Il faut des activités plus courtes, plus confortables, adaptées aux familles, aux seniors, aux personnes à mobilité réduite, aux enfants. La rencontre avec d’autres personnes, d’autres cultures, le besoin d’être accueilli font partie des attentes. Ces quelques expériences ont été citées lors des assises du tourisme rural organisées par les Gîtes de France d’Ille-et-Vilaine qui se sont tenues à Roz-sur-Couesnon. Il faut donc créer, imaginer. C’est possible.
Faire avec d’autres

Jean-Pierre Charier, ancien directeur de l’Institut national de la formation d’étude et développement, considère dans sa synthèse des travaux qu’il faudra « personnaliser l’offre ». Le touriste veut conserver sa liberté, il recherche de l’authenticité. Le produit touristique aura un sens s’il s’appuie sur la richesse d’un territoire.
Ensuite il faut donner l’envie de venir ou revenir. « Il faut faire aimer un lieu, ce qui suppose de l’aimer soi-même ». Les hébergeurs ont là un rôle d’animation à jouer. C’est leur « savoir recevoir » qui fait et fera la différence.
Tout cela ne peut se faire seul. « Il faut s’inscrire dans une démarche collective avec les partenaires locaux qu’ils soient publics (mairie, pays…) ou privés ». C’est aussi par ce moyen que les différentes expériences seront transmises. Le relais des gîtes a aussi sa place dans cette dimension collective.
Alors il faudra brasser des idées nouvelles pour que le tourisme rural se développe. C’est le souhait du président du Conseil général Jean-Louis Tourenne qui y voit, en plus des recettes et des emplois, des incitations pour des entreprises à venir s’installer. Il invite notamment à faire en sorte que la fréquentation soit permanente et non plus saisonnière et également à développer le tourisme d’affaires. Des idées, des propositions qu’il sera nécessaire de travailler pour continuer à développer le tourisme vert.

Paul Chauvin

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Date de l'article : semaine du N° du 1 au 8 Octobre 2004
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