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Le bilan génétique que les adhérents du Centre d’insémination d’Ille-et-Vilaine ont ou vont recevoir a été revu. « Il était nécessaire d’intégrer l’Isu et les caractères fonctionnels. Nous avons essayé de donner des repères sur les marges de progression possibles et sa présentation doit permettre d’aller à l’essentiel », a expliqué Raphaël Bonnot aux adhérents du secteur de Montfort.
Faciliter l’analyse
des index
Un premier tableau donne les résultats du troupeau (à côté de la moyenne du CIA) pour les principaux critères de production en index et aussi en résultats techniques (moyenne en lait, taux). Il précise le niveau des index fonctionnels, de la morphologie ainsi que l’Isu moyen.
Des abaques concernant le niveau de production, le taux protéique, la fertilité et les cellules font la relation entre l’index et le résultat effectif. Ainsi un index lait à +100 donne un potentiel de production de 400 kg supplémentaires. Et ce, quelle que soit la conduite de l’élevage. Plus concrètement une différence d’index TP de +0,6 point se traduit pour 285 000 litres produits par un supplément de recette de plus de 1000 euros.
Concernant la fertilité, il n’y a pas eu de sélection jusqu’à maintenant dans les élevages. Mais des différences individuelles existent. Entre un index à –1 et à +1, le taux de réussite en 1ère IA passe de 43 à 54 % en Prim'Holstein. Un index cellules à –1 se traduit par des comptages cellulaires à 350 000. Ils descendent à 140 000 avec un index à +1.
Le bilan génétique donne également sur un graphique pour 9 index principaux le niveau des vaches et celui des inséminations effectuées. D’un coup d’œil, apparaissent les caractères sélectionnés et ceux qui sont délaissés ainsi que les niveaux atteints par le troupeau. L’objectif reste de mettre en lumière les points à travailler.
Des seuils d’alerte
Les principaux index sont aussi déclinés par tranche d’âge. Seules trois catégories ont été retenues : adultes, primipares et génisses. Ils mesurent l’évolution du troupeau dans le temps. Le document indique aussi, au travers des index, le niveau des IAP réalisées pendant la dernière campagne avec une comparaison avec la coopérative.
Le nombre d’IAP et aussi le total des inséminations (avec un calcul différent du passé) permet de prévoir combien de doses qui seront nécessaires (moyenne du CIA : 1,91). Le bilan génétique donne également des informations sur la pratique du testage et les cinq taureaux les plus utilisés.
À chaque fois qu’un indicateur dépasse certains seuils, le chiffre apparaît en vert. Il précise les points faibles. Lesquels méritent de s’y pencher. C’est l’objectif poursuivi.
Paul Chauvin
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