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Pour Sébastien Le Glatin, l’organisation de Terre Attitude est une chance pour le département et la région. « Un défi à relever, malgré une conjoncture difficile pour les agriculteurs et l’ensemble de l’économie régionale ». Un événement qui rassemble tous les agriculteurs, quelle que soit leur production, autour d’un projet commun. « Un moment privilégié pour remobiliser alors que la tendance pour beaucoup va vers le repli sur soi ».
« C’est une opportunité exceptionnelle de montrer la passion des hommes et des femmes pour le métier. Terre Attitude à Plumaudan, va en effet constituer une formidable vitrine du monde agricole. Une occasion de dialogue avec le grand public. En parcourant les différents pôles, les visiteurs pourront rencontrer des agriculteurs, découvrir le vrai visage de l’agriculture et mieux comprendre les efforts entrepris par le monde agricole dans les différents domaines : environnement, qualité des produits, bien-être animal. Sans pour autant nier la part de responsabilité de l’activité agricole quant à son impact sur l’environnement et la qualité de l’eau ».
Une image positive
Evidemment, l’importance médiatique d’une telle manifestation a son importance, ainsi que la venue sur le terrain d’élus départementaux, régionaux et nationaux, dont Hervé Gaymard, le ministre de l’Agriculture. «Certes,il s’agit d’une fête mes nos préoccupations et nos inquiétudes demeurent présentes. Nous allons en profiter pour faire passer le message d’une agriculture dynamique, mais qui souffre. Notre objectif est de faire prendre conscience du poids économique essentiel de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Bretagne et de l’impact sur l’emploi. Si l’agriculture décline, c’est toute l’économie régionale qui périclite. L’exemple douloureux du secteur avicole l’illustre ».
«Au travers du côté festif, les jeunes montrent aussi qu’ils sont aussi des acteurs essentiels de l’animation du monde rural. Les multiples spectacles que nous allons offrir pendant ces trois jours vont contribuer à donner une image positive du monde agricole trop souvent réduite à son impact négatif sur l’environnement ou à ses revendications professionnelles».
Propos recueillis par Pierre Dénès
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