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Les livrets d’épargne sont prévus pour ça : réaliser des versements ou des retraits sans aucune contrainte. Les autres supports, construits en général pour des épargnes de longue durée, ne répondent pas à cet objectif.
Pour ces derniers, le retrait de votre épargne est possible mais souvent pénalisé : clôture du plan d’épargne, taxation du retrait, réduction de la rémunération…
De ce fait, lorsque vous souhaitez financer une dépense ponctuelle, et que vos livrets ne suffisent pas, la réalisation d’un emprunt pourra être plus avantageuse que le déblocage d’un plan d’épargne.
Pour comprendre l’enjeu d’une telle décision, reprenons un à un les différents supports financiers.
Livret d’épargne : avantage à la souplesse
Les livrets d’épargne de type Codevi, Livret A, Livret d’Epargne Populaire (LEP), Compte Epargne Logement (CEL) … n’entraînent aucune pénalité en cas de retrait. Leur rémunération étant calculée par quinzaine, préférez donc des retraits le 16 ou en début de mois pour optimiser la rentabilité du placement.
Pour le plan d’épargne logement (PEL), un retrait entraînera automatiquement la fermeture du plan et donc la fin des avantages qui en découlaient. Les droits à prêts seront réduits et la rémunération envisagée au départ sera revue à la baisse. Si le PEL a été ouvert depuis moins de deux ans, ce sont les taux CEL qui s’appliqueront. S’il date de deux à quatre ans, les intérêts seront maintenus mais la prime d’Etat pourra être minorée.
Le PEL garde un avantage cependant par rapport au plan d’Epargne Populaire (PEP) car il n’y a pas de prélèvements sociaux et fiscaux en cas de retraits.
PEE, PEA, PEP : prélèvements fiscaux et sociaux possibles
Pour le PEP, attendez en effet au moins dix ans avant d’y toucher pour éviter des pénalités fiscales (impôts sur le revenu ou prélèvement forfaitaire jusqu’à 35 % en fonction de la date). Dans tous les cas, il faudra aussi régler 10% de CSG - CRDS et le plan sera définitivement fermé.
Pour le Plan d’Epargne en Actions (PEA), le scénario est quasiment identique au PEP les huit premières années, mais uniquement pour des retraits supérieurs à 7 650 euros : prélèvement forfaitaire jusqu’à 22,5% majoré de 10% de CSG et CRDS dans tous les cas.
Au-delà de huit ans, un retrait partiel sera possible sans fermeture du PEA. Mais après ce premier retrait, il ne sera plus possible d’y déposer une nouvelle épargne.
Assurance-vie en dernier lieu
Enfin, l’Assurance-vie, est la dernière solution à laquelle il faut penser. Ce support est prévu pour un placement à long terme et ne répond pas à un objectif de liquidité. En cas de nécessité, il est néanmoins possible de disposer du capital sous forme de rachat partiel sans la fermeture du contrat. Chaque rachat est constitué du capital (les versements) et des intérêts (les gains) et est majoré de prélèvements fiscaux (7,5 à 35%) et sociaux (10%).
Certains contrats donnent aussi la possibilité de profiter d’une « avance ». Il s’agit d’un prêt consenti pour trois ans maximum (renouvellement possible). Des intérêts seront dus, mais l’opération reste intéressante dans le cas d’un remboursement rapide.
Pascal Bridier
Cogedis
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