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À l’occasion de son assemblée générale, le syndicat Normande 56 avait demandé à David Lebullenger, technicien à la Fnob, d’intervenir pour présenter une étude comparative des recettes de lait en fonction des taux et pour une même référence laitière en lait et matière grasse. Ce qui en plus clair revient à comparer la Normande et la Prim’Holstein, même si c’est une comparaison qui peut se faire entre toutes les races.
La matière grasse réduit la quantité
Pour un même quota, si le taux effectif de matière grasse est supérieur au taux de référence, la quantité de lait à
produire diminue. Ainsi par exemple, pour un quota de
300 000 litres avec une référence à 40 de matière grasse, la quantité à produire n’est plus que de 277 950 litres si le taux butyreux est de 44,2.
Cette diminution de la quantité à produire est souvent jugée pénalisante, par exemple par beaucoup d’éleveurs de Prim’Holsteins ou autres qui envisageraient de s’orienter vers la Normande. Il est vrai qu’en moyenne les taux de matière grasse sont supérieurs en Normande par rapport à la Prim’Holstein. Ainsi l’an dernier, au niveau France, le TP moyen de la Normande était de 43,2 contre 40,4 en Prim’Holstein. Si cette différence est vraie au niveau national, une augmentation de taux n'est pas systématique comme le montrait le reportage de la semaine passée chez Loïc Torlay, un élevage que les participants à l'assemblée générale ont pu visiter.
Mais, c’est également vrai pour le taux protéique qui lui aussi est supérieur en Normande et amène donc une rémunération supérieure du litre de lait sans pénalisation des quantités. Toujours au plan national pour l’année 2003, le TP moyen en Prim’Holstein était de 31,7 et en Normande de 34,2.
Moins de lait, plus d'argent
Le technicien de la Fnob a présenté plusieurs simulations. Un logiciel permet d'ailleurs en quelques secondes d'en réaliser avec l'exemple personnalisé de chaque éleveur.
Le tableau ci-dessous compare deux situations, pour un même quota de 300 000 litres avec une référence de 40 en matière grasse. Ainsi pour cette référence, la recette avec les taux plus élevés (+ 2,5 en TB et + 2,4 en TP) est assez sensiblement supérieure malgré une quantité totale de lait inférieure (+ 2 663 euros).
Il ne s'agit là bien sûr que de la recette laitière et bien d'autres éléments doivent être pris en compte. Globalement, le produit viande, la rusticité, la fertilité, sont également en faveur de la Normande. Par contre, il faudra pour produire le quota un peu plus de vaches, même si le nombre est limité en raison d'une quantité à produire inférieure.
Il appartient ensuite à chaque éleveur de faire son choix, mais au moins en tenant compte qu'une augmentation (éventuelle) du taux de matière grasse n'est absolument pas pénalisante, bien au contraire, même avec une référence faible.
REPÈRES
Le nombre d'adhérents au syndicat, qui dépassait la soixantaine il y a quelques années est actuellement en diminution, ce qui est toujours dommage pour la promotion de la race. Par contre le nombre d'adhérents au service élaboré a progressé l'an dernier (81 élevages)
Les concours restent l'activité essentielle du syndicat . Au dernier départemental, 23 éleveurs ont présenté une cinquantaine d'animaux. Par contre, il n'y avait pas de Morbihannais au Space.
Pour le prochain départemental, les responsables envisagent d'avoir une section «à thème» qui reste à définir.
Le nombre de Normandes au Contrôle laitier était de 6 754 vaches l'an dernier, un chiffre qui a une tendance légère à l'augmentation alors que la plupart des races régressent.
La moyenne d'étable était de 5 956 kg à 44,2 de TB et 34,4 de TP, pour 151 g de concentré au kg de lait Le taux de réussite à la 1ère IA a été de 60%.
J L Le Rest
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