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Les opérations «Fermes ouvertes» pour les enfants des écoles primaires ont été initiées par la FNSEA il y a une quinzaine d'années. La FDSEA du Morbihan a largement participé les premières années. Après un arrêt pendant quelques années, les responsables ont voulu cette année relancer cette opération qui pour les élèves rentre dans le cadre d'un projet pédagogique.
Cette année, 9 écoles de l'enseignement privé auront fait venir 500 élèves et une vingtaine d'enseignants sur des exploitations agricoles. Après cette année de relance (un peu trop tardive), la FDSEA espère faire sensiblement mieux l'an prochain, tant pour les élèves du public que du privé.
Projet pédagogique et promotion de l'agriculture
Pour les enfants, ces visites d'exploitation n’étaient pas une simple sortie ou une promenade scolaire. Elles rentrent dans un cadre pédagogique. Ce qui explique aussi qu'il faille l'accord de la Direction diocésaine ou de l'Inspection académique. Une procédure assez lourde mais qui permet aussi de garantir le sérieux de ces opérations.
En pratique, la visite des fermes est préparée avant par les enseignants (grâce pour partie à des documents édités par la FNSEA) et ils assurent également un suivi après la visite. Pour les élèves, deux livrets aident à la préparation et pour les enseignants, un livre documentaire leur permet d'en savoir suffisamment sur l'agriculture, les productions de la ferme, l'environnement.
Pour les agriculteurs, ces visites sont un formidable moyen de communication sur leur métier et leurs produits, auprès des enfants bien sûr mais aussi à travers eux de leurs parents.
Pour que les visites soient fructueuses, il faut bien sûr qu'elles aient été préparées par les enseignants mais aussi par les agriculteurs concernés. Cela suppose un minimum de pédagogie et d'adaptation au langage des enfants. Ce qui n'est sans doute pas à la portée de tous les agriculteurs qui de ce fait hésitent parfois à accepter ces visites. Mais très certainement que beaucoup peuvent y arriver.
Expliquer, toucher, sentir, goûter
Ces hésitations n'étaient pas chez Bruno Calle (Gaec des Moulins de Kérollet à Arzal) qui ce jour là recevait sur son exploitation laitière une vingtaine d'enfants de la commune.
Aussi à l'aise qu'un enseignant chevronné, avec des mots simples et des images adaptées au langage des enfants, il captivait leur attention. Assis sur la pelouse les élèves écoutaient, posaient les questions de leur âge, s'étonnaient parfois des explications de Bruno sur son élevage.
Puis, c'est la visite. D'abord la nursery et ses veaux où les enfants peuvent toucher, sentir le veau qui leur tête la main. Ensuite les vaches en pâture, les bouses à éviter, les questions sur ce que mange la vache, sur ses «boucles d'oreilles», sur le collier autour du cou. Enfin, le logement des vaches, la salle de traite …
La boucle est complète avec la dégustation de produits laitiers. Les enfants ont (presque) tout compris, du petit veau jusqu'à la brique de lait …
JL Le Rest
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