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Ille et Vilaine (35)
Lait, la baisse du prix est quasi-certaine
 
Les négociations à l’Organisation mondiale du commerce, l’entrée des nouveaux pays dans l’Union européenne constituent les deux raisons majeures de la réforme laitière. L’objectif est clair, le prix du lait doit baisser. Florence Aillery chargée d’études à Onilait l’a clairement signifié aux adhérents d’Ascomire lors de leur assemblée.
D’ailleurs les décisions de la Commission européenne vont dans ce sens : baisse des volumes et des prix d’intervention sur le beurre et la poudre, baisse des restitutions, augmentation des quotas. Mais déjà la question est posée de l’opportunité de la hausse des quotas si la consommation ne progresse pas dans les mêmes proportions. Par ailleurs, la Commission n’a d’action que sur
20 % de la production, elle ne maîtrise pas l’ensemble du marché.
Il est donc difficile de chiffrer la baisse effective du prix. L’Institut de l’élevage la situe entre 5 et 27 % suivant le niveau de résistance des produits de grande consommation par rapport aux produits industriels et surtout suivant l’équilibre entre l’offre et la demande européenne. Il faut aussi s’attendre à des prix plus volatils, les outils de régulation étant nettement plus faibles que dans le passé.
La Commission ne souhaite pas répéter ce qui s’est passé avec les céréales : des aides avec des prix qui ont mis beaucoup de temps à baisser. Cependant les incertitudes demeurent : marché mondial, équilibre entre produits industriels et produits de grande consommation, manque de lait à certaines périodes, quotas non atteints.

Poursuivre ou non la production

Les aides directes versées aux éleveurs compenseront plus ou moins les baisses de prix. Plus concrètement pour 2004 et 2005, elles seront liées au quota à condition d’être producteur. Ensuite, elles seront découplées de la production. Pour 2004, les producteurs pourraient recevoir la prime à compter de la mi-octobre.
Avec le découplage en 2006, l’aide laitière sera basée sur le quota au 31 mars, sans avoir l’obligation de produire. La mise en place nécessite plusieurs mises au point notamment dans le transfert des droits. Il y aura la situation avant le 15 mai 2004 et après. Dans ce dernier cas, les clauses lors du transfert doivent préciser les liens au foncier.
L’inconnue avec le découplage est la réaction des éleveurs sur la poursuite ou non de la production laitière. Un sondage réalisé début 2004 laisse penser qu’une forte majorité poursuivront la production laitière en étant le plus souvent candidat à de nouvelles attributions de références. Si la baisse du prix passe de 10 à
18 %, les candidats à l’arrêt d’activité augmentent sensiblement. De là à en tirer des conclusions, il est encore trop tôt. L’incertitude demeure.

Paul Chauvin



Ascomire s’adapte aux besoins de ses adhérents

80 % des 500 adhérents du centre de gestion Ascomire sont au réel. Déclarations fiscales et sociales, analyse des résultats, conseils plus spécifiques, formations constituent les axes essentiels de l’activité. Un des soucis de Maryvonne Pannetier la présidente est de conserver l’indépendance du centre, ce qui n’exclut pas des collaborations avec d’autres structures comme le Centre fiscal agricole pour une étude de groupe. Par ailleurs, Ascomire mise fortement sur la capacité d’autonomie de ses adhérents tout en les accompagnant dans leurs décisions. Le centre devra répondre à des besoins de plus en plus diversifiés.

La diminution du nombre d’agriculteurs constitue un souci pour le maintien du volume d’activité du centre. L’arrivée de nouveaux adhérents est souhaitée. D’un autre côté, la réforme de la profession comptable va faire évoluer la structure. Une réflexion est à engager sur l’ouverture vers d’autres secteurs et également sur les problématiques nouvelles des agriculteurs.

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Date de l'article : semaine du N° du 25 Juin au 2 Juillet 2004
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