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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°4062 |
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Morbihan (56)
Les Cuma réfléchissent à l'amélioration du temps de travail
 
Lors de leurs assemblées générales le 22 juin à la Chapelle Caro, l'UD et la FDCuma du Morbihan avaient placé l'amélioration du temps de travail au cœur des débats. Bernard Le Lan de l'EDE (Etablissement départemental de l'élevage), a rappelé les trois composantes qui peuvent être prises en compte sur ce thème : "La quantité de travail, la pénibilité, la répartition sur la semaine et sur l'année".
Une enquête menée sur le réseau d'élevages laitiers Etre a montré que la dimension du troupeau influait un peu sur le temps de travail, mais le facteur le plus important est la main d'œuvre disponible. "Les producteurs seuls sont plus rapides que ceux en société car ils n'ont pas le choix. Dans une réflexion sur son temps de travail, l'éleveur doit se donner des objectifs en mettant en parallèle son tempérament (pointilleux, efficace…). L'organisation est essentielle, alors que les équipements influencent peu le temps de travail. Le décrochage automatique par exemple permet de gagner en confort".
Le système d'alimentation en libre service fait en général gagner du temps, mais certains éleveurs sont très rapides pour distribuer. Il n'y a pas de différence entre les logettes et l'aire paillée. Par contre, le pâturage fait gagner du temps.
Réduire les charges de mécanisation

Autre source d'économie de temps : la délégation des travaux culturaux. "Elle permet par ailleurs de réduire les charges de mécanisation : un enjeu de premier ordre. Les perspectives économiques agricoles ne laissent pas le choix", note Michel Le Roch, président de la FDCuma 56. "Des écarts entre exploitations (de 250 à 500 euros/ha SAU) révèlent des politiques d'investissements différentes, pas toujours justifiées par les réels besoins des systèmes de production". La traction consomme plus de la moitié du coût de mécanisation total qui lui, représente 30 à 40% des charges de structure.
Le président souligne un chiffre inquiétant observé chez les jeunes agriculteurs : "25% de refus du 2ème versement DJA sous prétexte d'un revenu insuffisant dû pour les 2/3 à des charges de structure trop élevées. Les équipements partagés ou délégués sont des solutions intéressantes d'autant que les besoins et exigences de matériels spécifiques et performants augmentent".
Des investissements concentrés sur l'élevage

Dès son installation en 1994, Laurence Le Trionnaire, productrice de volailles de chair à Locmaria Grand Champ, est passée en Cuma intégrale. "Sans cela, il me fallait renouveler le parc matériel. J'ai préféré concentrer mes investissements sur l'élevage. Le chauffeur de la Cuma s'occupe aussi de vider le fumier et de chauler les bâtiments", a-t-elle précisé lors de l'assemblée des Cuma.
Outre le recours à la Cuma pour les labours, semis, ensilages…, Pascal Gapihan, producteur de lait à Ruffiac, a fait le choix du libre service, du Dac et de l'augmentation du pâturage, pour gagner du temps de travail. "J'ai également groupé les vêlages pour me consacrer davantage au foin en juin". Olivier Renaud, producteur de lait à Sérent, a lui aussi organisé son travail professionnel. Par exemple, il ne trait plus le dimanche soir depuis 1998 et a acquis une désileuse pailleuse. "Ma femme travaille à l'extérieur. Je réserve du temps pour garder nos deux enfants".

Agnès Cussonneau



Un chiffre d'affaires annuel en constante évolution

La Fédération des Cuma du Morbihan regroupe 187 Cuma avec un chiffre d'affaires annuel de 10 millions d'euros. "Pour répondre aux besoins de plus en plus diversifiés des exploitations, les Cuma devront s'adapter et des regroupements ou fusions devront s'opérer dans les années à venir", ont expliqué les responsables.
Les Cuma du Morbihan restent très dynamiques avec 6,72 millions d'euros d'investissement en 2003. Près de 3 Cuma sur 4 ont réalisé un investissement, pour un montant moyen de 53 300 euros. 310 matériels ont été achetés. 57 Cuma emploient des salariés permanents (86 équivalents temps plein). En partenariat avec la Chambre d'agriculture, la FDSEA et l'AEF, la FDCuma réfléchit actuellement sur la mise en place d'un outil fiche de paie en ligne pour les agriculteurs employeurs.
Les Cuma du Morbihan ont demandé 67 500 euros de subventions de matériels en 2003, financés à hauteur de 80% par le Conseil général et de 20% par le Conseil régional. Les subventions ont majoritairement concerné les matériels d'épandage de type hérissons verticaux et tables d'épandage. Quelques demandes d'aides ont porté sur les rampes à buses, les pendillards et une bineuse.

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Date de l'article : semaine du N° du 25 Juin au 2 Juillet 2004
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