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Sommaire | " DOSSIERS " | Porcs | Article n°4059 |
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La bonne cochette se prépare dès la naissance
 
Dans les élevages de multiplication, la moitié des truies rentrant en production en 2005 sont déjà nées. Au Gaec des Alizés, on sait à quoi elles ressembleront : "Les cochettes à moins de 12 tétines sont systématiquement éliminées. Depuis quelques années, les éleveurs recherchent plutôt 13-14 tétines. Ici, nous sommes à 14,46 de moyenne ", dit Nadine, spécialiste du porc avec son époux, Rémi, sur cette exploitation mixte lait-porc à quatre associés et un salarié.
Dans cet élevage de 240 truies, après avoir produit de la Galaxy 300, on produit une cochette trois voies (la Galaxy 900). "Produire de la bonne cochette, c'est notre challenge quotidien", avoue Nadine.
Un challenge qui démarre dès l'introduction, toutes les six semaines, des cochettes parentales sur l'élevage : les FH 100. "Le local de quarantaine jouxte la gestante. Mais pour éviter toute contamination directe, nous avons opté pour la ventilation en surpression", précisent les éleveurs avant de détailler succinctement leur schéma de contamination programmé sur 5 semaines effectives. "Nous introduisons des fèces, des délivres, puis une vieille truie". Un protocole simple mais jugé suffisant pour cet élevage "indemne de SDRP et bénéficiant d'un bon statut sanitaire général".

Protection des tétines par collage

La carrière des futures reproductrices débute à la naissance après que les porcelets ont été séchés au papier et aspergés de kaolin. Opérations suivies du tatouage pour les femelles. "Pour préserver les tétines, je badigeonne l'abdomen des femelles avec un pinceau imbibé de colle spéciale en latex. C'est nettement plus rapide que les bandes et ça marche bien. Cette protection s'élimine progressivement toute seule ; il n'y a donc pas d'intervention supplémentaire".
Dans cet élevage, le taux de labellisation se situe à plus de 80 % des femelles sevrées. "Les éliminations pour nombre insuffisant de tétines sont inférieures à 3 %", détaille Rémi Briant, indiquant en parallèle que l'alimentation des femelles de reproduction est identique à celle des porcs à l'engrais. "C'est la courbe qui change", dit-il avant citer la performance de croissance moyenne de 663 g/j par jour de vie établie par le schéma France Hybrides).
La finalité est de brider le potentiel de croissance des cochettes afin d’assurer leur carrière.
Si l'aliment reste identique, la densité des cases femelles est légèrement moindre qu'en charcutiers : 13 femelles par case contre 14 pour les mâles. "La longueur d'auge est identique, mais les cases sont plus larges ce qui fait 0,10 m2 de surface supplémentaire par femelle par rapport à un porc à l'engrais".

Testage à 140-145 jours

Le testage opéré par un technicien spécialisé de France Hybrides évalue les futures reproductrices à 140-145 jours d'âge. "Les cochettes sont pesées et évaluées individuellement dans une stalle placée en bout de bascule", explique R. Briant, en faisant remarquer que "l'opération prend 2 h 30 pour 140 cochettes. Soit 50 à 60 à l'heure".
Concrètement, les futures reproductrices sont jugées sur leur poids et leur croissance, sur le nombre de tétines, les aplombs. Référencées sur fichier informatique, ces futures reproductrices quitteront l'élevage dans les trois semaines suivant l'opération de testage. "Avant le départ, nous trions les cochettes pour constituer des lots homogènes en respectant un écart maximum de 10 kg entre les individus d'un même lot", notent les éleveurs qui évaluent aussi la qualité de leur travail de multiplicateur par la satisfaction de leurs "clients".

Didier Le Du



«Le poids de porc sorti reste
le critère n°1»


France Hybrides considère que la cochette et la truie sont porteuses de progrès génétique. C'est pourquoi notre schéma avance par les deux voies : mâle et femelle. Ainsi les critères de croissance, d'indice de consommation, de CPJ (consommation par jour) sont aussi approchés par la voie femelle.

Le poids de porc sorti par truie et par an reste le critère n°1 pour la rentabilité d'un élevage naisseur-engraisseur. D'où notre travail particulier sur l'indice et le GMQ, critères qui sont de toute façon corrélés.

Mais notre sélection est multicritères. Entre autres, nous nous attachons au tempérament de l'animal. Le calme est une notion importante pour l'élevage en groupe à venir. Dans notre schéma, ce critère reconnu résulte sans doute du fait que les truies des élevages de sélection sont élevées en groupe. D'autre part, dans le nouveau produit (Galaxy 900), nous avons gardé 50 % de sang Landrace, origine qui contribue à apporter calme et homogénéité.

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Date de l'article : semaine du N° du 25 Juin au 2 Juillet 2004
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