|
Optimisation, efficacité, productivité : trois maîtres mots de circonstance mais aussi d’avenir. Lors de son assemblée générale de Carquefou, Cogedis a bien insisté sur l’importance pour toute entreprise d’optimiser son fonctionnement et donc ses coûts de production. « Face à la diminution des primes Pac et dans un contexte des prix difficiles, la maîtrise du coût de production va constituer un enjeu majeur pour nos adhérents", insistait Nicole Morizur, présidente de Cogedis. À ce titre, 2004 et les années à suivre seront marquées par le renforcement du conseil économique.
L’informatique : vecteur d’efficacité
L’amélioration du revenu économique trouve sa source dans l’optimisation des charges. Et c’est en travaillant sur les coûts de production, les points d’équilibre et les études prévisionnelles que l’on y parvient. Grâce à l’informatisation de ces outils, Cogedis entend accentuer leur utilisation et les rendre plus accessible financièrement. Le développement et la diffusion de nouvelles technologies seront donc un vecteur évident d’amélioration des échanges avec les adhérents. La création fin 2003 de Cogedis Pro, un service extranet pour les adhérents connectés à Internet rentre dans cette optique. Ils peuvent consulter leurs résultats de gestion en ligne, poser leurs questions à l’ensemble de leurs interlocuteurs de Cogedis et connaître rapidement toutes les nouveautés en matière de conseil économique, fiscal ou environnemental.
Mise en réseau des agences
Du côté du centre, de nombreux moyens ont également été mis en œuvre pour réaliser des gains de productivité : nouveau logiciel d’évaluation des stocks, révision du logiciel d’optimisation sociale et fiscale, mise en réseau de l’ensemble des 69 agences (Intranet) et mise en œuvre d’une démarche qualité interne. Pour diminuer les travaux de saisies comptables, des échanges de données informatiques commencent à se mettre en place entre Cogedis et certaines coopératives, comme Terrena par exemple. Ces démarches d’informatisation devraient s’amplifier pour l’enregistrement des factures, la déclaration des revenus professionnels… Toutes ces mesures auront des conséquences évidentes sur la réactivité et l’évolution de l’offre proposée aux agriculteurs. « Je suis persuadée que nous continuerons à être la force d’innovation qu’attendent les agriculteurs à travers les mutations que nous connaissons et que nous connaîtrons encore demain. »
En effet, Cogedis comme toutes les entreprises du secteur agricole est soumis aux lois du marché de l’agriculture. Pour conforter son périmètre d’activité, et accuser le coût de la fin des aides de Robien pour les accords sur les RTT, Cogedis a choisi de prendre les devants. Un plan d’adaptation vise à réduire le nombre de salariés en privilégiant les départs en pré-retraite et des reclassements au sein du groupe.
Installation de 300 jeunes en 2003
L’agriculture bretonne est bien aujourd’hui à la croisée des chemins. Toutes les filières auront besoin de s’adapter à la nouvelle donne. Pour autant, selon Nicole Morizur, le renouvellement des agriculteurs doit rester au cœur des préoccupations. « Notre conseil d’administration veut attirer l’attention des pouvoirs publics. Nous croyons en l’avenir des agriculteurs et nous les soutenons vigoureusement. En 2003, nous avons ainsi accompagné 300 jeunes agriculteurs dans leur installation. »
Guy Lemercier
Les centres de gestion agricoles vont évoluer
La réforme des professions comptables est en marche. L’ordonnance du 25 mars dernier prévoit la fin de l’exercice de l’activité comptable par un centre de gestion. Ce qui implique que les centres de gestion agrées et habilités, tels que Cogedis, vont devoir se diviser en deux structures juridiques. L’une sera affectée à la tenue comptable et au conseil au sein d’une association (AGC) et l’autre, le centre de gestion agrée (CGA) se réservera à la partie « Agrément ». L’AGC pourra tenir indifféremment de la tenue comptable pour agriculteurs, artisans, commerçants… Mais l’AGC ne permet pas de délivrer les attestations indispensables pour les abattements fiscaux de 20% sur les revenus agricoles. Si la présence de davantage d’experts comptables et des changements structurels sont à prévoir dans les années à venir, Cogedis restera administrée par des professionnels agricoles. Et ceci dans un esprit de maîtrise des coûts et d’une qualité des services…
|
|