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C’est officiel, le concours national de la race Blonde d’Aquitaine aura lieu pour la première fois en Bretagne, à Pontivy. Les dates peuvent être notées : du vendredi 24 au dimanche 26 septembre. L’évènement est d’importance pour la race habituée à organiser son national chaque année dans le Sud-Ouest, sauf à trois reprises (Mayenne en 1994 et 2002, Parthenay en 1996). On attend au moins de 200 éleveurs venant d’une quarantaine de départements avec 6 à 700 animaux, dont une forte délégation du berceau de la race qui « ne viendra pas pour faire de la figuration ». Même si le concours organisé au Salon de l’agriculture constitue une belle vitrine, le national reste la confrontation des meilleurs élevages.
Pourquoi un national en Bretagne ? La région et particulièrement le Finistère est l’une des premières à s’être intéressée à la race dès 1980. Et depuis, elle a connu une progression rapide : de 4000 vaches en 1988, l’effectif est passé à plus de 23 000 en 2003 en ayant séduit 2000 éleveurs. « Il était donc logique qu’elle accueille le national, c’est une reconnaissance du travail réalisé par des pionniers qui ont cru et fait connaître la race », explique Lionel Giraudeau, directeur de l’Upra.
Les Bretons ont aussi été des moteurs dans la génétique. Un exemple : le Finistère fournit et achète autant de mâles à la station d’évaluation de Casteljaloux qu’un département comme le Lot-et-Garonne pourtant au cœur du berceau de la race. Quelques élevages bretons ont aussi brillé au plus haut niveau dans les concours ou ont fait naître des taureaux d’insémination. Ainsi 130 élevages bretons et 2300 animaux sont inscrits à l’Upra. Quand on compare les index des animaux bretons avec la moyenne de la race, il est bien difficile de trouver des différences significatives. Sauf dans le pointage : les notes sont supérieures en Bretagne.
Le dynamisme des éleveurs s’est aussi développé dans la mise sur pied du label racial en Bretagne. La région représente à elle seule un quart des volumes nationaux. Plus de 70 points de vente sont concernés avec 2365 animaux abattus en 2003.
Trois mois pour peaufiner le concours
Il aura fallu deux ans pour que l’idée du concours se concrétise. Le Comité d’organisation, sous la houlette de son président François Picard, a dû œuvrer pour réunir un budget conséquent (174 000 euros). Les collectivités régionale et départementales ont répondu favorablement de même que plusieurs sponsors. Le budget ainsi réuni financera les déplacements des éleveurs, l’animation du concours, la location de matériel, les plaques remises aux éleveurs, l’intendance et l’accueil des délégations étrangères. La ville de Pontivy, qui a l’habitude des concours d’élevage, et l’EDE seront les chevilles ouvrières de cette manifestation. .
La participation au concours nécessite une inscription. Environ 400 éleveurs ont ou vont être sollicités. Au moins une condition est nécessaire : avoir participé à un départemental ou un régional. Leur réponse est attendue à l’Upra pour le 9 juillet. Les organisateurs devront ensuite répartir les animaux dans les sections.
Cette année, les juges auront, en plus des classements habituels, à sortir dans chaque section l’animal correspondant le mieux à la demande du label. Les meilleurs animaux de chaque section concourront pour la désignation du mâle et de la femelle « Bœuf Blond ». « C’est une façon de mettre en avant le label auprès des éleveurs surtout habitués à raisonner reproducteurs », souligne le directeur de l’Upra.
Un concours est toujours un moment de convivialité fort entre éleveurs et aussi de découverte d’une région. Les organisateurs y ont pensé. Ils se sont rapprochés des éleveurs de chevaux de trait breton pour des animations (attelages…) et une présentation-vente. Et ils annoncent aussi « une importante surprise pour le grand public ». Top secret dans l’immédiat.
Paul Chauvin
Hors-texte :
Le programme du national Blonde d’Aquitaine
En pratique, le concours national durera quatre jours. Le premier (jeudi 23 septembre) verra l’arrivée et l’installation des animaux avec les vérifications sanitaires, les pesées et les mensurations.
Le jugement des sections est prévu le vendredi. Suivant les inscriptions, il faudra compter avec au moins 35 sections, certaines seront dédoublées.
Le samedi 25 septembre auront lieu les prix de championnat, les prix spéciaux et la présélection des animaux pour le concours de Paris 2005.
Le dimanche est prévu une présentation des descendances de taureaux d’insémination artificielle par Midatest. Elle sera suivie du challenge interrégional et du défilé des animaux primés et de la remise des récompenses. Les animaux pourront ensuite rejoindre leurs élevages respectifs.
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