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À la dernière assemblée locale d’Agire à Saint-Germain-en-Cogles, il a beaucoup été question de la création d’Amélis, une union de coopératives, qui regroupe les activités du CIA d’Agire (Manche, Ouest Calvados et Nord-Est Ille-et-Vilaine) et celles du CIA de Mayenne. Raison majeure : Agire a perdu en 20 ans le tiers de ses inséminations premières et tout pousse à penser que la chute va se poursuivre. La tendance est identique en Mayenne. L’addition des deux en 2003 donne un chiffre d’IAP proche de l’activité d’Agire en 1983.
Si on ajoute que les subventions du ministère à l’élevage reculent fortement, un des objectifs d’Amélis est de maîtriser les coûts de revient : le chiffre d’une diminution des charges d’un million d’euros sur dix ans est annoncé. En regroupant tout ce qui peut l’être, la nouvelle structure veut développer des compétences pour répondre aux enjeux de demain et faire évoluer les produits et les services dans l’intérêt des éleveurs. Le président Jacques Coquelin insiste également sur « la nécessité de garder la génétique aux mains des éleveurs ».
Dans le fonctionnement au quotidien, chaque éleveur restera adhérent de sa coopérative de base, afin « de garder de la proximité ». Au final, Amélis pèsera 15 000 adhérents et 330 salariés. Le groupe représentera 12 % des IAP réalisées en France. Son poids sera important en race normande avec 38 % des taureaux testés dans le cadre du GNA. Il représentera également 31 % des taureaux de l’Uneco. Amélis poursuivra sa participation dans le programme Rouge des prés et Charolais Mieux. La structure est d’ores et déjà fonctionnelle.
Une année d’activité à Agire
En bovins, l’année 2003 s’est terminée avec 353 700 IAP, soit un recul de 3,7 %. C’est en Prim'Holstein (-5,1 %) et Normande (-6,4 %) que la baisse est la plus sensible. En revanche, le constat de gestation progresse de 6,4 %. Une vache sur trois est échographiée. Les responsables d’Agire s’inquiètent cependant de la dérive constatée sur les retours de rang 4 et plus (15 %) ainsi que sur les retours à moins de 5 jours de la précédente insémination. Question : la méthode de tarification est-elle la meilleure ? Jusqu’où peut aller la mutualisation ?
La coopérative a aussi testé 45 mâles Prim'Holstein et 43 Normands. Les 400 taureaux présents ont produit 2,32 millions de doses.
Agire a aussi une activité dans l’insémination porcine. En 2003, le nombre de doses (368 400) a également régressé de 1,3 % au même titre que les échographies (53 600). Reste l’activité équine. Elle est en nette progression avec 3210 doses congelées (+ 53 %) et un peu moins de collecte (431). Agire Equisem est ainsi le premier opérateur en France.
Paul Chauvin
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