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L'organisation de producteurs Terres de St-Malo, qui réunit l'ensemble des adhérents des coopératives Sipefel et St-Malo Primeurs, tenait sa première assemblée générale le 27 mai à St-Méloir des Ondes. Evoquant les difficultés de la production de chou-fleur en début d'année, Pierrick Gauvin, le président de Terres de St-Malo, a félicité les producteurs pour leur très forte cohésion. "Lors d'une manifestation dans le calme devant les remparts de St-Malo, 100 producteurs sur les 150 que compte la zone étaient présents pour revendiquer le retour d'une gestion de marché". Thierry Merret, un des leaders des actions finistériennes, a souligné l'importance pour les 3 zones légumières du nord Bretagne de fonctionner ensemble.
Dans cette crise profonde du chou-fleur marquée par des prix très bas, Pierrick Gauvin positive en faisant remarquer que la Bretagne n'a pas perdu de parts de marché à l'export et en France. Les responsables malouins ajoutent : "A l'heure de l'élargissement de l'Union européenne à des pays capables de produire sur l'été et l'automne, la bataille de l'échelonnement est vitale pour St-Malo. Il est donc essentiel que tous les producteurs s'associent aux efforts de qualité, de présentation des ventes en option, de logistique et que chacun tente d'aller au plus loin en terme de calendrier en fonction des caractéristiques de son exploitation".
Concernant la campagne de poireau débutée début février, les producteurs malouins ont réussi à reprendre des parts de marché dans un contexte très difficile de forte production et de faible consommation du fait du climat en Europe. Là encore l'extension du calendrier de production est un enjeu. "Les sociétés d'expédition doivent être fidélisées dès l'automne avec des quantités significatives". Le chou pommé fait aussi partie des productions désormais essentielles à St-Malo. Sur la campagne 2003, il occupait pour la 2ème année le second rang en importance de chiffre d'affaires. "Le cahier des charges devra être précisé et la présentation plus homogène. Il s'agit de s'organiser pour que les apports soient réguliers en particulier à l'automne".
Retrouver l'équilibre
Dans une situation plus concurrentielle en légumes, Pierrick Gauvin reste persuadé que Terres de St-Malo va retrouver son équilibre. "Je souhaite que la période pour y arriver soit la plus courte possible". En attendant, les producteurs ne doivent pas baisser les bras. "Le maintien de volumes importants permettra de conserver l'attractivité du bassin malouin".
En 2003, l'apport global à Terres de St-Malo s'est placé au plus faible niveau historique. Plusieurs causes sont données : le gel a entraîné des pertes en chou-fleur d'hiver et en céleri, la canicule a reporté des quantités importantes de la gamme d'automne sur début 2004 et les surfaces en pomme de terre poursuivent leur baisse. "En 2003, ce légume ne représentait plus que le quatrième chiffre d'affaires par produit". Les responsables entendent positionner cette production sur des créneaux valorisants aussi bien très précoces que sur les démarches spécifiques.
Agnès Cussonneau
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