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Morbihan (56)
Porc : Olympig réduit ses abattages d'un quart
 
Comme pour tous les groupements de producteurs de porcs, ce n'était pas l'euphorie à l'assemblée générale du groupement de la Cécab. Pour la deuxième année consécutive, les prix de vente ont été inférieurs au prix de revient moyen. Et cela, même si le prix payé par le groupement (1,21 euro) pour les porcs sous CCP ou FQC sont à 4 centimes d'euros au-dessus du prix avec plus value Uniporc + Charte régionale. Pendant ce temps, en 2003, le prix de revient moyen (chiffre CER) était de 1,305 euros.
Un peu plus de porcs

Alors que l'activité Uniporc a diminué l'an dernier de 0,6 %, le nombre de porcs commercialisés par le groupement a continué à progresser. Avec 717 000 porcs, l'activité augmente de 1,4 %, après une progression de 5% l'année précédente et de près de 20% depuis 1998. Pour plus de 95%, ces porcs sont abattus chez Olympig.
Par contre, et en raison de la conjoncture, la vente de reproducteurs a sensiblement chuté
(-14%). Le nombre de porcelets transportés a également un peu diminué. À près de 60%, c'est une activité de transport pour le compte d'éleveurs (façonnage).
Les ventes d'aliments sont restées quasi-stables, avec 186 000 tonnes (- 0,3%) en porcs alors que le marché breton reculait de 1,5% et beaucoup plus en aliment truie.

Un interlocuteur unique pour l'éleveur

Créé en 1968, avec 30 000 porcs la première année, le groupement dépasse actuellement les 700 000 par an. Cette progression et aussi l'évolution des élevages ou encore des contraintes ont amené les responsables du groupement à réaliser un audit pour mieux adapter les services aux besoins.
L'un des points forts du groupement est incontestablement d'évoluer dans une filière complète, de la génétique à la salaison. Les éleveurs apparaissent par ailleurs globalement satisfaits de leur groupement, que ce soit pour l'enlèvement des animaux, les performances des animaux ou le suivi technique.
Parmi les points à améliorer, les adhérents signalent "l'empilement" des structures de terrain au fil du temps qui fait qu'ils ont trop d'interlocuteurs et que, de ce fait, les relations manquent de clarté entre les rôles des techniciens et des commerciaux. Pour résoudre ce petit problème, le groupement a décidé d'abandonner le "binôme" commercial – technicien et d'avoir pour l'éleveur un interlocuteur unique privilégié qui sera le technico-commercial. Une équipe de techniciens, plus spécialisés, interviendra à la demande en fonction des problèmes posés.

Moins de porcs à Olympig

L'abattoir Olympig, qui appartient majoritairement au groupe Cécab, a abattu l'an dernier plus de 2 millions de porcs. C'est le premier site d'abattage en Europe et sans aucun doute l'un des plus modernes. Il découpe plus de 1,5 million de porcs par an et pratiquement 40% des ventes se font à l'exportation.
Le problème est que l'abattoir perd de l'argent, en particulier depuis 2 ans. Christian Plat, le nouveau responsable de la filière viande du groupe (qui vient de chez Charal), a présenté les mesures prises pour redresser les comptes de l'abattoir.
Compte tenu de la mauvaise valorisation de porcs auprès de certains clients, ceux-ci seront abandonnés, avec une incidence très forte sur les abattages. De 40 000 porcs par semaine, leur nombre va tomber à 30 000 et cela dès maintenant. Cela imposera bien sûr une réorganisation du site avec le passage de deux équipes (2 x 8) à une seule, en se séparant d'abord bien sûr du personnel "extérieur".
Les approvisionnements extérieurs au groupe vont bien sûr diminuer, la priorité étant au groupement de la Cecab et à Pigalys : "Nous n'achèterons plus à des groupements extérieurs qui ne se sont jamais intéressés à la transformation. Qu'ils ne comptent plus sur nous pour leur assurer des débouchés", affirmait le président du groupement, Michel Guernevé. Olympig ne sera plus présent qu'une fois par semaine au cadran.
Que vont devenir ces 10 000 porcs ? Au groupement et à Olympig, on ne se pose pas trop la question. L'objectif est d'abord de ramener l'abattoir à l'équilibre financier.

Jean Louis Le Rest


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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 11 Juin 2004
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