Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
L'EDE devrait disparaître le 1er janvier 2005
 
L'évolution des structures professionnelles qui entourent les agriculteurs n'est pas une fin ou une satisfaction en soi". D'entrée de jeu, Alain Hindré, président de l'EDE 29, détoure habilement l'opération en cours pour montrer que la restructuration des EDE bretons n'est pas une revanche des agriculteurs sur le monde des services.

Le président cautionne en effet "le repositionnement des structures agricoles sans pression et sereinement". Autrement dit, l'EDE ne fait pas que coûter de l'argent à la profession. En mettant les résultats de la recherche appliquée depuis plusieurs décennies à disposition des agriculteurs, l'établissement de l'élevage a assurément contribué à améliorer la compétitivité des agriculteurs finistériens. Que ce soit en lait, viande bovine, porc, agronomie, de nombreux essais validés dans les stations expérimentales ont été transférés avec succès dans les exploitations agricoles.

Ce schéma se poursuivra. Mais au lieu d'être à l'échelle départementale, la recherche appliquée se fera au niveau de la Bretagne. "La dimension régionale est, sans conteste, la mieux adaptée pour mener un travail de qualité, cohérent et à coût optimisé pour les missions de recherche appliquée et des dispositifs d'identification et système génétique", résume le président, rappelant qu'un département, "qui voit diminuer par deux les agriculteurs tous les 12 ans", ne peut plus se payer le luxe de financer sa propre recherche appliquée.

Une Maison de l'élevage en point d'ancrage départemental

Sur le plan pratique, les services des quatre EDE bretons seraient regroupés, le 1er janvier 2005, dans un Service d'utilité agricole "recherche appliquée" (SUA-RA) décliné en 3 départements : herbivores, monogastriques, agronomie. La réflexion porte également sur la régionalisation de l'identification génétique, autre métier de base de l'EDE.

La régionalisation n'est cependant pas la solution miracle à tous les problèmes. Jean-Luc Fossé, agriculteur et président de la commission recherche appliquée régionale, met en exergue quelques lourdeurs et inerties qu'il faudra surmonter : "expression professionnelle plus difficile dans une structure régionale ; gestion des ressources humaines complexe ; implication insuffisante des filières".

Pour compenser quelques-unes de ces insuffisances, Alain Hindré se prononce pour une structure départementale légère, sans moyens en personnel, qui pallierait la dissolution probable de l'EDE. "Je souhaite garder une cellule de concertation des organisations d'élevage départementales. Une cellule qui serait un lieu de rencontre, d'échanges sur les actions principales à réaliser au profit des éleveurs, sur l'organisation des services… La Maison de l'élevage (1), sans doute revue dans sa composition, me paraît tout à fait adaptée à cet objectif".

Didier Le Du

(1) La Maison de l'élevage gère actuellement "A la pointe de l'élevage", revue qui sera régionalisée, ainsi que la Ferme de Kerlavic qui change de vocation.


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Date de l'article : semaine du N° du 21 au 28 Mai 2004
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