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Ces dernières années, le Sdaec a fait de la formation de ses techniciens d’intervention dans les exploitations une priorité. Ainsi il organise par an deux séries de journées de formation par groupes d’une vingtaine. «Le matin, nous faisons le point sur l’actualité du service, et l’après -midi nous développons un thème technique», précise Sylvie Le Clec’h-Ropers directrice. C’est ainsi que se termine un cycle de 6 journées consacré à la réglementation environnementale. Financé dans le cadre d’un programme de formation des acteurs de développement du GIE lait-viande de Bretagne, il a concerné une centaine de salariés.
Le Sdaec a mis à contribution le service environnement de la Chambre d’agriculture, pour élaborer le contenu et mener la fomation, à partir des résultats d’une enquête effectuée auprès de l’ensemble des salariés de remplacement préoccupé par le sujet.
Une démarche pédagogique
L’objectif de la formation est de permettre aux techniciens de bien maîtriser les principaux aspects de la réglementation et surtout de connaître les conditions de mise en œuvre des pratiques respectueuses de l’environnement. « Nous voulons leur donner des points de repères pour qu’ils puissent avoir une analyse juste des tâches qui leur sont demandées. Par exemple pour les épandages des déjections ou le traitement des cultures et l’utilisation des matériels concernés ».
Une démarche pédagogique appréciée par les salariés. « Pour certains remplacements, nous sommes parfois seuls pendant plusieurs semaines sur l’exploitation, il est donc important de connaître un minimum sur les réglementations », note un technicien. Un autre rajoute : «C’est aussi important pour notre santé. Notre responsabilité personnelle ou celle de l’entreprise pourrait être engagée en cas de problème».
Les salariés sont aussi des observateurs privilégiés des difficultés des agriculteurs. «Si la prise de conscience des problèmes d’environnement est réelle dans une majorité d’exploitations, nous ressentons des craintes sur la mise aux normes». Beaucoup d’interrogations pour les agriculteurs et notamment les laitiers qui approchent de la fin d’activité et aussi pour ceux qui risquent de ne pouvoir supporter la charge financière. Une situation d’autant plus exacerbée que s’amorce une baisse des prix. « Et pourtant, conclut Dominique Le Dantec, agriculteur à Lanrodec (22) et administrateur du Sdaec, une exploitation qui n’est pas aux normes sera difficile voire impossible à céder dans de bonnes conditions ».
Pierre Dénès
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