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Morbihan (56)
À la Chambre d'agriculture, des formations pour des projets professionnels.
 
Même si depuis quelques années l'agriculture installe moins de jeunes, elle emploie plus de salariés. Tous doivent être bien formés, tant sur le plan de la connaissance théorique que sur celui des savoir-faire. C'est l'objet du Centre de formation de la Chambre d'agriculture.
Ce type de formation est d'autant plus nécessaire que l'agriculture a de plus en plus besoin de recruter dans les secteurs non agricoles. C'est ainsi que 50% des stagiaires viennent maintenant d'un milieu autre que l'agriculture. Nous avons fait un point avec Gérard Messé et Sylvie Larvor (tous deux coordinateur de formation).
Former autour de valeurs

La finalité première de tout centre de formation est naturellement d'apporter des connaissances et des savoir faire. Pour la Chambre, c'est bien sûr dans le secteur de la production agricole qu'elle se propose de former des jeunes et des adultes, contribuant ainsi à assurer la pérennité de l'emploi en agriculture, mais aussi de ce fait dans l'agroalimentaire.
Qu'ils soient futurs agriculteurs ou salariés, leur formation débouchera sur une qualification diplômante reconnue par le Ministère de l'agriculture ou les partenaires sociaux et permettra une insertion professionnelle. Et cela dans 4 filières essentielles que sont le lait, le porc, l'aviculture et l'horticulture-maraîchage. Mais, au-delà des connaissances et savoir faire, la formation doit en plus promouvoir des valeurs qui sont encore portées par la profession : le professionnalisme bien sûr, mais aussi l'autonomie, la responsabilité et la solidarité.
Des parcours individualisés

Ceux qui ont connu la formation avec un formateur dispensant son savoir à tout un groupe doivent tout effacer de leur mémoire. La formation professionnelle n'est plus du tout cela. Elle a évolué pour s'adapter aux besoins de chacun autour d'un projet individualisé qui sera le fil conducteur permanent.
Pour cela, avant l'entrée, il y a un positionnement avec une validation des connaissances acquises, qu'elles le soient par une formation antérieure ou par l'expérience. En fonction de ces connaissances et du projet professionnel, le stagiaire et le formateur établissent ensemble un parcours de formation individualisé avec un choix de modules.
Il est évident que cette individualisation est motivante et indispensable compte tenu de la diversité du public : "Nous avons des stagiaires de tous âges, de tous niveaux, de tous horizons. Il y a 10 ans, 10% étaient d'origine non agricole, ils sont 50% maintenant". Cette individualisation amène aussi une autonomie du stagiaire en le responsabilisant dans son choix professionnel, dans son rythme de formation et dans ses prises de décisions.
Cette individualisation a un autre avantage important en permettant pour partie une formation à distance, grâce aux divers outils multimédia, mais avec un suivi permanent de formateurs plus disponibles puisqu'ils n'ont plus de cours "magistraux".
Un autre point fort de la formation est l'alternance de la théorie et de la pratique professionnelle. Cette alternance se fait sous différentes formes selon les types de formation. Elle peut se faire au quotidien sur les sites de formation ou en exploitations et entreprises par un contrat de travail par alternance.
Des ordinateurs, des fermes et des hommes

La qualité et la diversité de la formation sont liés à des moyens pédagogiques qui s'adaptent en permanence aux besoins.
Ces moyens, ce sont bien sûr d'abord des hommes. Avec une équipe pédagogique et administrative permanente et nombre de techniciens et conseillers qui peuvent intervenir ponctuellement. Les hommes, c'est aussi tout un réseau de tuteurs, éleveurs ou producteurs dans tous les systèmes de production : "Ils apprennent aux stagiaires les savoir faire pratiques mais en plus, ils donnent un sens à la formation".
Pour les savoir-faire pratiques, les stagiaires disposent également de la ferme-école de Kérel, des stations expérimentales de Kerguéhennec (agronomie) et d'Auray (horticulture- maraîchage).
Pour la formation plus théorique, c'est le règne de l'ordinateur et des différentes ressources multimédia, qui ne font que remplacer les livres d'autrefois, avec l'avantage de l'interactivité, de l'individualisation et la possibilité d'utilisation à distance.


Des formations qualifiantes
Le Centre de formation de la Chambre d'agriculture propose différentes qualifications professionnelles diplômantes :
- BPA (niveau 5) : Il s'adresse à de futurs salariés ou à de futurs agriculteurs nés avant 1971.
- BPREA (Brevet Professionnel Responsable d'Exploitation Agricole) : C'est le niveau 4 nécessaire à l'installation (jeunes nés à partir de 1971). Il est également adapté aux salariés responsables d'élevage.
- CS (certificat de spécialisation en lait ou porc)) : Il s'adresse à des jeunes bac pro ou BTS qui souhaitent une spécialisation.
À ces trois qualifications devrait bientôt s'ajouter une "Licence Professionnelle Gestion et Management de l'Entreprise Agricole" (LPGMEA), en partenariat avec l'université de Bretagne-Sud.
À ces diplômes se rajoutent des qualifications reconnues par la branche professionnelle : Spécialisation de maîtrise en élevage (productions laitière et porcine).

Jean Louis Le Rest

Pour tous renseignements complémentaires : Centre d’accueil et de formation professionnelle
Kérel 56580 Crédin
Tél. 02 97 51 59 79

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Date de l'article : semaine du N° du 23 au 30 Avril 2004
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