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Baisse sensible des effectifs de bovins, augmentation de la productivité par vache dans un régime de quota, les causes d’une baisse de l’activité du Centre d’insémination animale d’Ille-et-Vilaine sont simples. L’année 2003 s’est soldée par un recul de 3,89 % du nombre d’inséminations premières (IAP), soit 198 472. La coopérative a aussi perdu 4,6 % de ses adhérents (5375). Il n’y a guère que le poste «échographie» des vaches et truies qui progresse (+3,6 %).
La baisse du nombre d’IAP touche essentiellement les taureaux des races laitières (Prim'Holstein, Normande) avec plus de 6 %. En revanche, les races à viande progressent de 6,8 % sur des nombres plus limités. Ce n’est pas qu’il y ait eu plus d’inséminations sur les femelles allaitantes, mais le croisement entre races à viande et races laitières a grimpé. Et c’est le Blanc Bleu Belge qui fait à lui seul plus que l’augmentation : le nombre d’IAP est passé de 4616 à 7173 (+55 %). Le Charolais reste malgré tout la première race à viande, la Limousine et le Blanc Bleu étant très proche. Cette augmentation du croisement concourt à la légère diminution du chiffre d’affaires (tarif B au lieu du tarif A).
Ce qui rassure le Centre d’insémination, c’est qu’il n’y a pas d’augmentation de la monte naturelle, au moins chez les producteurs de lait au Contrôle laitier. Les taux d’IA sont de 94 % pour les vaches et de
81 % pour les génisses.
Poursuivre l’investissement dans la génétique
La diminution de l’activité a aussi une répercussion sur le nombre de taureaux mis en testage. Avec l’UALC, les effectifs sont passés de 128 à 120 auxquels il faut ajouter 24 taureaux du programme avec l’Oger (échange de 160 000 doses). Cela ne signifie pas une baisse de la qualité, des techniques nouvelles permettent un choix plus pertinent des mâles à tester. Cette réduction vaut aussi pour la Normande avec un taureau de moins (14) dans le cadre du GNA. L’Urceo a également conclu un partenariat avec Umotest en race Montbéliarde.
Au final, les taureaux se classent plutôt bien avec dans le classement français sur Isu trois taureaux sur dix testés par l’Urceo et six avec ceux de l’Oger. Ils confirment avec leurs filles de service. Et les prix restent raisonnables au regard des doses achetées à l’étranger ou dans d’autres unités de sélection.
«Notre volonté est d’inscrire l’activité dans la durée pour offrir le meilleur de la génétique et nous souhaitons que les adhérents participent à cette création génétique», rappelle le président Jean-Claude Neveu. Il n’oublie pas la recherche que «les éleveurs doivent en partie prendre en charge pour garantir que la génétique reste entre leurs mains».
Une adaptation au contexte
Conserver un bon rapport qualité-prix suppose des évolutions permanentes. Outre l’adaptation des programmes de sélection, l’Urceo a fermé la taurellerie de Loudéac. Le système informatique a été confié à l’Arsoe, les inséminateurs vont disposer d’un matériel informatique simplifiant les données à enregistrer. Les effectifs de ces derniers évoluent avec le nombre d’inséminations. Leur productivité reste bonne avec 2774 IAP par inséminateur (soit 400 de plus que la moyenne française).
Le site actuel de la Motte Brûlon restera le siège de l’Urceo et du CIA. Une rénovation est en cours. En revanche, les taureaux pourraient quitter Rennes si «une proposition acceptable est faite par la ville de Rennes».
Paul Chauvin
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