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Le contexte morose de la production laitière n’empêche pas les éleveurs motivés par la génétique de continuer à se passionner. Le départemental 2004 ne faillit pas à la règle. Il a fait le plein d’animaux (4 vaches maximum par élevage) et aussi d’éleveurs (55 dont 11 nouveaux). Il est vrai que l’Ille-et-Vilaine a obtenu avec New Look appartenant à Yannick Paumier de Guipry, une récompense qu’aucun animal du département n’avait eu : être championne à Paris. Gérard Perrigault, le président d’Holstiva n’a pas manqué de féliciter l’éleveur lors de la dernière assemblée.
Les bonnes vaches se trouvent dans beaucoup d’élevages. Au national d’Angers, les 31 vaches du département se sont attribuées 3 premiers prix de section, 5 deuxièmes prix et le prix de famille. Au Space, 2 premiers prix et 4 deuxièmes prix. La proximité du départemental 2004 a réduit les effectifs du régional de Quimper, aucune vache ne s’est hissée en première place.
Pour les éleveurs qui veulent se confronter à l’élite nationale, le concours national leur est ouvert. Ils devront cependant se rendre à Pau du 22 au 24 juin. Il leur reste un mois pour inscrire leurs animaux. Holstiva proposera à ses adhérents un déplacement dans le Morbihan avec deux visites d’élevages l’un axé sur la morphologie, l’autre sur les index.
Une vente à l’automne
À côté des concours, Holstiva va relancer au mois d’octobre une vente de vaches en lait avec éventuellement quelques génisses. Elle aurait lieu sur une exploitation. Faute de vendeurs, le projet de 2003 est resté lettre morte. Et pourtant, Thierry Vaillant le responsable de la commission, estime que de plus en plus d’éleveurs recherchent des jeunes vaches pour éviter d’avoir à élever des génisses. Dans un premier temps, la balle est dans le camp des vendeurs pour qu’il y ait un catalogue suffisamment attractif.
De longue date, l’association offre la possibilité d’acquérir des doses à des prix attractifs de taureaux choisis. 24 ont été retenus pour 1500 doses, 15 sont étrangers. L’objectif est de varier les accouplements en disposant de la meilleure génétique. Holstiva considère que l’investissement génétique doit être raisonné mais sûrement pas supprimé : « Il faut conserver l’acquis des index (morphologie et production) et se tenir prêt à offrir des animaux d’élite sur le marché ».
Un partenariat plus précis avec le CIA
La charte de partenariat avec le Centre d’insémination animale d’Ille-et-Vilaine a été signée. « Elle confirme les habitudes de travail que nous avions (concours, vente) et n’engage en rien l’identité d’Holstiva et les bonnes relations que nous avons avec tous les acteurs de la génétique Holstein », précise Gérard Perrigault.
Cependant certains éleveurs craignent une main-mise du CIA sur l’association et ils entendent rester seuls décisionnaires du choix des taureaux. Jean-Claude Neveu (CIA) de son côté souhaite « une véritable synergie et la nécessité de collaborer dans la filière génétique qui intègre la création, la diffusion, le contrôle et la commercialisation ». Avec cette charte, Holstiva sera présente dans l’orientation du schéma de l’Urceo et un technicien siègera au conseil. Compte tenu du contexte, le président d’Holstiva considère que « l’on n’a pas d’intérêt à se diviser sur le terrain ».
Paul Chauvin
Un bon bilan génétique
Avec le meilleur Isu de Bretagne (116) pour une moyenne à 115, le département d’Ille-et-Vilaine tire bien son épingle du jeu. Ses points forts sont l’index TP à 0,24 (0,18 en Bretagne) et l’index lait à 314 même si le Morbihan fait mieux (336). Concernant les index morphologie, mamelle, capacité corporelle ou la note globale, les chiffres avoisinent la moyenne régionale. Une ombre au tableau : le département continue de n’avoir que 24 % des vaches au Contrôle laitier suivies par l’Upra. C’est environ 5 points de moins que les départements voisins.
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