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Morbihan (56)
ASSEMBLÉE DU GDS : Les troubles de santé c'est en moyenne 230 euros par vache
 
Pour son assemblée générale, Le Groupement de Défense sanitaire du Morbihan avait fait appel à Nathalie Bareille, de l'école vétérinaire de Nantes pour informer les délégués des résultats d'une étude qu'elle a effectuée sur l'impact économique des troubles de santé dans les élevages laitiers.
Cette étude porte sur 250 élevages des Pays de Loire et concerne les troubles de santé "courants" et non les gros problèmes liés à des maladies contagieuses par exemple. Cette étude a le mérite de chiffrer d'une part les dépenses effectives, mais également les manques à gagner qui sont liés aux divers troubles.

Des dépenses et des manques à gagner

Le plus simple dans le calcul des coûts est celui des dépenses effectives. En pratique, il suffit de reprendre les factures d'interventions (ponctuelles ou systématiques), de produits (y compris les produits nutritionnels hors minéraux), d'analyses.
En moyenne, ces coûts sont de 85 euros par vache (550 F), ce qui est déjà loin d'être négligeable, ou encore 11,4 euros aux 1 000 litres de lait.
Plus complexes à calculer sont les manques à gagner qui sont liés à ces problèmes sanitaires. Ils sont dus à des pertes de production ou de taux, des pénalités sur les cellules, des allongements entre vêlages, des réformes prématurées ou même des mortalités…
Pour calculer ces manques à gagner, l'étude compare chaque élevage à une référence constituée des 10% meilleurs. C'est là que l'on s'aperçoit vraiment de l'important impact des problèmes puisqu'en moyenne toujours, la perte s'élève pratiquement à 150 euros par vache (près de 1 000 F), soit encore 20 euros pour 1 000 litres (13 centimes de F par litre). Et encore ce niveau peut être largement dépassé si le quota n'est pas réalisé de ce fait.
Au total des dépenses et manques à gagner, sur les 250 élevages, la moyenne s'établit à plus de 230 euros par vache (1 500 F) ou encore 32 euros pour 1000 litres (21 cent. de F par litre). Plus parlant encore sans doute, pour un élevage d'une quarantaine de vaches, on arrive à un total de 60 000 F (9 150 euros), dont 1/3 en dépenses directes et 2/3 en manque à gagner.
Ce sont là des chiffres que peu imaginaient et encore s'agit-il de moyennes. Les extrêmes vont en fait de 22 000 F à plus de 150 000 ( 3 350 à 23 500 euros).

Les mammites en tête

Le coût le plus important, et de loin, est lié aux mammites qui représentent le tiers des montants (voir tableau). Viennent ensuite les troubles de la reproduction avec 18%, puis les troubles métaboliques et digestifs et ceux de la reproduction. On remarquera aussi que les troubles liés aux veaux de moins de 15 jours ont un impact important.
De plus, il faudrait tenir compte du travail en plus qui n'a pas été estimé dans l'étude.
Malgré cela, les chiffres sont suffisamment éloquents pour montrer l'impact considérable qui diminue d'autant le revenu de l'exploitation, au point sans doute dans quelques situations de l'annuler ou même de le rendre négatif.
Pour améliorer une situation, la première chose à faire est bien sûr d'enregistrer les troubles de santé puis de faire un bilan d'où sortiront des priorités d'actions.

Jean Louis Le Rest






REPÈRES SUR LE GDS

Le président Michel Colleu tenait sa dernière assemblée générale. Sa présidence restera marquée en particulier par l'allègement de certaines prophylaxies devenues inutiles au profit d'autres actions plus proches des préoccupations des éleveurs.

Le nombre d'élevages de bovins en Morbihan a baissé de 6% l'an dernier et de 10% en 2 ans. En fin février 2004 il était de 6 426 élevages.

En BVD, 85% des éleveurs ont démarré un plan d'action collective. On constate moins de cas cliniques mais quelques cas graves. Le nombre de IPI détectés est en baisse. 40% des animaux sont inscrits au fichier "garanti non IPI".

Le nombre de cas de para tuberculose clinique a diminué en 2003. Un quart des cheptels a au moins 1 bovin positif et le taux d'animaux contaminés est de 1,3% sur le département.

L'IBR n'est plus un problème puisque 99,8% des cheptels contrôlés sont négatifs. En 2003 il y a eu un seul nouveau cas.

En néosporose, sur 3 888 sérologies effectuées, 14% ont été positives. À l'introduction, environ 5% des animaux sont positifs. 21 nouveaux plans de maîtrise ont été mis en place. Il faut progresser sur la connaissance épidémiologique.

La fièvre Q (avortements et troubles de fécondité) semble progresser. Une action bretonne est prévue sur 3 à 4 ans

Le botulisme a sensiblement diminué l'an dernier, avec 2 troupeaux laitiers atteints pour 9 mortalités.

Les cas cliniques de salmonellose sont en diminution régulière chaque année. L'an dernier il y a eu des mortalités dans 6 élevages dont un cas très grave.

La situation leucocytaire est stabilisée autour de 250 000 cellules, mais à un niveau un peu plus élevé que les autres départements bretons.

Une formation pour éleveurs va être lancée en 2004 pour apprendre à examiner un bovin malade et bien le traiter.


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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 9 Avril 2004
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