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Le syndicat Limousin du Morbihan tenait son assemblée générale dernièrement à Arzal. L'un des événements de cette assemblée générale est le changement de président. Après 9 années au bureau du syndicat, dont 5 années en tant que président, Jean Provost (de Péaule) a en effet souhaité céder la place. Un bel hommage lui a été rendu en fin d'assemblée par les adhérents. Rappelons simplement que c'est un des pionniers de la race dans le département et qu'il s'est illustré à de nombreuses reprises sur les concours. Et plus encore, son élevage a reçu la distinction nationale «Sabot d'Or» en 2000.
À l'issue de l'assemblée, le conseil d'administration a élu son nouveau président en la personne de Jean Yves Texier, éleveur à Elven. Font par ailleurs partie du bureau, Dominique Le Marhollec, de Ploeren (vice-président), Marie-Yannick Gernier, de Bohal (secrétaire) et Michel Brient, de Grand-Champ (trésorier).
Trop peu d'intérêt pour les concours
L'une des activités essentielle du syndicat est la promotion de la race, en particulier par les concours. Dans ce domaine malheureusement, la motivation des éleveurs est trop limitée et il devient difficile d'organiser un concours départemental, voire interdépartemental.
Quelques éleveurs, mais en nombre trop restreint, participent heureusement aux concours régionaux et nationaux, avec des résultats souvent brillants, ce qui démontre qu'il existe bien de bons animaux et de bons éleveurs dans le département. Une autre démonstration de qualité est apportée par le nombre d'animaux placés à la station de Lanaud. Mais malheureusement, les éleveurs bretons en placent plus qu'ils n'en achètent. On a pu noter aussi l'an passé la vente d'une douzaine de génisses à l'Ile de La Réunion, à de bons prix.
Pour cette année à Pontivy, il n'y aurait pas de concours départemental mais un concours régional de petites génisses. Ces animaux sont évidemment plus faciles à déplacer en nombre. Si le succès est au bout, le concours Limousin de Pontivy pourrait avoir cette "spécialisation" régionale.
Progression régulière du label
Un motif de satisfaction pour les éleveurs est la valorisation par le label rouge qui a apporté l'an dernier une plus value moyenne supplémentaire par rapport au marché de l'ordre de 0, 60 euros (4 F), soit 226 euros (1 500 F) par animal.
Cette plus value est d'autant plus satisfaisante que le nombre d'animaux labellisés augmente également. L'an dernier, au niveau du GIE Proralim, 3 385 animaux (+ 4%) ont été ainsi commercialisés pour 465 apporteurs. Pour le Morbihan, ce sont 64 apporteurs qui ont fourni 594 animaux (16% du Gie). 90% de ces animaux sont des génisses et des jeunes vaches de moins de 5 ans.
On peut noter toutefois, et en particulier pour le Morbihan, que trop d'animaux ne sont pas labellisables (10% des animaux présentés), essentiellement pour des raisons de conformation, mais aussi de poids et, plus curieusement encore, d'âge.
Pour le classement des bêtes labellisées, plus de 20% sont en U, 55% en R + et 24% en R = . Pour l'état d'engraissement, 13% des animaux sont en 3 + (17% pour les vaches adultes).
L'an dernier pour le Morbihan, les génisses et jeunes vaches ont été vendues en moyenne à 3,64 euros le kg soit un prix à l'animal de 1 338 euros pour 367,6 kg. Les vaches adultes ont été vendues au prix moyen de 1 362 euros (401,7 kg à 3,39 euros).
En ce début 2004, la situation est satisfaisante avec un approvisionnement qui correspond relativement bien aux besoins des boucheries.
REPÈRES
Un nouveau logiciel (LOGIBC,version vaches allaitantes) a été présenté à l'assemblée par Pierrick Messager (Bovins croissance). Il permet une gestion complète du troupeau pour les performances, la reproduction, le bilan des achats et ventes, le bilan de production des taureaux, l'alimentation, le sanitaire …
L'utilisation des protéagineux (à la place du soja) est tout a fait possible pour les bovins viande avec de bons résultats techniques mais, pour Alain Guillaume (spécialiste viande bovine), les résultats économiques ne sont pas évidents.
Des droits à primes vaches allaitantes ont été plus largement distribués l'an dernier, alors qu'elles étaient gelées depuis 2 ans.
Jean Louis Le Rest
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