Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " DOSSIERS " | Porcs | Article n°3735 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Améliorer et évaluer ses pratiques de nettoyage et désinfection
 
La biosécurité. Sous ce terme scientifique, se cache un enjeu majeur pour les éleveurs, à savoir la prévention de l'introduction et de la diffusion des agents pathogènes (bactéries, virus, parasites…) dans leurs locaux. Associées à de bonnes règles zootechniques, les mesures de biosécurité permettent aux producteurs d'optimiser la santé et les performances de leurs animaux, mais aussi d'assurer la qualité de leurs produits.
Procéder à un diagnostic des pratiques d'hygiène sur l'élevage apparaît comme très intéressant pour progresser. C'est ce que propose dans un premier temps la démarche sésame mise au point par le groupe CCPA basé à Janzé. «Le diagnostic permet d'analyser les points critiques sur un élevage, de le comparer au référentiel de la CCPA (200 éleveurs) et d'établir des recommandations», précise Vanessa Gallerne, responsable technique de la gamme hygiène du groupe CCPA.
Elle ajoute : «l'élevage intensif est le milieu rêvé pour les microbes car ils y trouvent des températures et une humidité favorables ainsi que des nutriments. Le but du nettoyage est d'éliminer les résidus qui pourraient leur servir de nourriture».

La détergence est primordiale

Pour décontaminer des locaux d'élevage, les grandes étapes sont les suivantes : détrempage pendant environ 4 heures, ôter mécaniquement les souillures, appliquer un détergent pendant au moins 1/2 heure, décapage-nettoyage, rinçage, désinfection, séchage, vide sanitaire.
«Primordiale, la détergence vise à éliminer les souillures visibles ou non. Elle prépare les surfaces au décapage et réduit la contamination microbienne. Le but est de rendre la surface apte à être facilement désinfectée. La désinfection est une opération au résultat momentané qui élimine ou tue les micro-organismes et/ou inactive les virus indésirables».
Stéphanie Floc'h, de la CCPA, souligne l'importance de respecter les doses d'emploi pour avoir une bonne efficacité, en particulier en désinfection. «Le produit doit être homologué. En cas de sous-dosage, des résistances de germes peuvent apparaître». Les temps de contact des produits sont également importants. Pour l'application, le pulvérisateur comme le canon à mousse sont efficaces. Ce dernier prolonge toutefois le temps de contact et permet de voir où l’on est passé. Economique, la thermonébulisation permet d’atteindre des sites difficiles d’accès.
Contraignantes pour plusieurs raisons (temps passé, difficulté, stockage), les opérations de vidange et de lavage des préfosses présentent pourtant un intérêt bactériologique.

Un séchage rapide des locaux

Un séchage rapide des locaux permet d'optimiser la décontamination. En période hivernale, il peut être intéressant de chauffer les salles. La ventilation réduit aussi le temps de séchage. «Bien sûr, les matériels de chauffage et de ventilation doivent être dépoussiérés et propres pour ne pas recontaminer les locaux».
Pour évaluer les pratiques
de nettoyage-désinfection, le producteur ou le technicien peut effectuer des contrôles
microbiologiques à différents endroits stratégiques de l'élevage : «surtout aux endroits
où il y a plus de passages d'animaux : sols, bas des murs, mangeoires, abreuvoirs…».
Dans ce but, le kit sésame de la CCPA propose 5 boîtes contenant chacune une gélose bombée pour faciliter l'application sur le support lors du prélèvement. Un mode opératoire avec l'explication des sites de prélèvement est également joint. Après utilisation, les boîtes sont expédiées en Colissimo dans un coffret en polystyrène réfrigéré. Le laboratoire Deltavit (de la CCPA) les reçoit et effectue le comptage des colonies.
L'hygiène des canalisations d'eau fait aussi partie des points stratégiques du maintien du niveau sanitaire de l'élevage. «Des analyses d'eau (entrée dans les canalisations, abreuvoir) permettent d'orienter les choix de produits : acides détartrants pour une eau dure, décontaminant quand présence de bactéries…» Les actions d'hygiène représentent certes un coût et du temps à passer pour l'éleveur. Mais ces investissements doivent être positivés par l'amélioration des performances.

Agnès Cussonneau

Tous les dossiers "Porcs"
Date de l'article : semaine du N° du 26 Mars au 2 Avril 2004
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)