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Sommaire | " DOSSIERS " | Porcs | Article n°3734 |
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Les vaccins premier poste de santé
 
Une enquête de 2001, menée par les EDE-Chambre d'agriculture de Bretagne auprès de 52 élevages naisseur-engraisseur aux performances technico-économiques comparables à la moyenne régionale, met en évidence une forte variabilité des dépenses de santé : de 2,93 euros à 13,60 euros/kg de carcasse. «La moyenne de 7,78 euros/100 kg masque en effet de grands écarts», souligne Hervé Pellois, conseiller porc à l'EDE du Morbihan. «À noter que 21 % des élevages sont à plus de 10 euros et 15% à moins de 5 euros/100 kg de carcasse».

Inversion depuis 1995

L'observation détaillée des résultats de l'enquête dévoile que les dépenses de santé sont indépendantes des performances zootechniques, de la taille de l'élevage et de la zone géographique. «Par contre, on mesure un effet éleveur».
L'analyse de la répartition des dépenses selon les postes montre que les vaccins représentent la plus grosse part :
«37 % des dépenses sont à mettre au compte des vaccins». Les supplémentations viennent en seconde position avec 27 %.
«Il y a une inversion totale préventif/curatif depuis 1995», fait remarquer H. Pellois qui se réfère à une enquête similaire menée cette année-là. Et de préciser : «Sur la période 1995-2001, le préventif a augmenté de 27 % pendant que le curatif baissait de 20 %. Quant à l'emploi des vaccins, il a augmenté de 50 % en valeur. Enfin, les éleveurs ont beaucoup baissé en supplémentation. Au final, le préventif représente aujourd'hui 55 % des dépenses de santé et le curatif 42 %».
Reste que les éleveurs à fortes dépenses cumulent souvent préventif et curatif. «Les vaccins et les supplémentations expliquent 66 % des écarts entre les groupes quart inférieur et quart supérieur". Les marges de réduction les plus importantes concernent les vaccins des porcelets. "Globalement, la forte hausse des vaccins porcelets que l'on constate depuis 1995 s'explique en grande partie par l'effet mycoplasme». À l'autre bout de la chaîne, ce sont les porcs charcutiers qui consomment le moins de dépenses de santé.
Enfin, cette étude montre une certaine stabilité des dépenses de santé sur 6 ans (+ 0,3 % par an). «Ce qui est positif», analyse le conseiller porc, incitant les éleveurs à réhabiliter les fondamentaux zootechniques pour une meilleure maîtrise des dépenses de santé

Didier Le Du

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Date de l'article : semaine du N° du 26 Mars au 2 Avril 2004
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