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Si le Finistère
reste le département qui achète le plus de tracteurs neufs (891 en 1997),
il n’est cependant pas représentatif du marché national. D’abord parce que
les achats finistériens se sont réduits de 20 % entre 1996 et 1997, alors
que la baisse moyenne au niveau national a été contenue à 2,8 %. “L’année
1997 a été très bonne avec 36 510 tracteurs immatriculés”, affirme Jean
Poirieux, le président du groupe Tracteurs du Syndicat des entreprises de
commerce international de matériels agricoles (Sécima).
L’année dernière, il tablait sur une prévision de 35 000. Ceci en fonction
d’un marché qui s’est redressé depuis la fin de 1993 et qui a continué de
se tenir mieux que prévu. Les premiers huit mois de 1998 ont connu une
activité équivalente à la même période de l’année précédente.
Ces bons résultats vont-ils se poursuivre ? Les constructeurs se disent
plutôt attentistes avec la crise financière, la redéfinition de la PAC, la
loi d’orientation. Mais la France reste une puissance agricole qui a connu
une bonne moisson en 1998. Alors ils espèrent vendre 33 000 tracteurs en
1999. Dans l’immédiat, il faut terminer l’année en cours avec une inconnue
: quel sera le niveau des ventes en décembre ? C’est le mois où il
s’immatricule le plus de tracteurs : en 97, c’était près d’un tracteur sur
cinq (18,4 %).
La puissance moyenne pourrait se stabiliser à l’avenir. En 1997, toutes
les immatriculations de tracteurs d’une puissance inférieure à 125 cv ont
marqué le pas, entre 5 et 6 %, alors que les plus gros tracteurs gagnaient
entre 13 et 19 %. Cependant ceux-ci représentent moins de un tracteur sur
cinq. Sauf dans la Marne où la puissance moyenne se situe à 131 cv suivi
de près par les départements céréaliers. Pour l’ensemble de la France,
c’est la catégorie des 73 à 100 cv qui est la mieux représentée avec 43 %
du marché.
Et en Bretagne
Les agriculteurs bretons ont moins investi en tracteurs neufs l’année
dernière : 3033, soit 15 % de moins. Il faut préciser que l’année 1996
avait marqué un record avec 3550 unités. On était loin des 2223 de 1993.
Le parc s’est donc largement renouvelé, ce qui peut expliquer les chiffres
de l’année dernière.
En examinant les puissances achetées, la tendance serait plutôt à la
baisse, les plus de 102 cv représentant 16,8 % du marché en 1997 contre
20,9 % l’année précédente. C’est le groupe des 80 - 102 cv qui représente
la plus grosse part du marché (35 %) selon le Sécima.
Parallèlement au marché du neuf, les ventes d’occasion ont porté sur 6118
tracteurs, soit deux occasions pour un neuf. Cette proportion se retrouve
globalement chaque année.
Mais d’un département à l’autre, des différences existent. Le Morbihan
achète moins de tracteurs (1808) que ses voisins et seulement 32 % sont
neufs. Les Finistériens ont une politique différente avec 2279 tracteurs
immatriculés dont 39 % sont neufs (chiffres 1997).
Quatre marques arrivent en tête avec 62 % des ventes l’année passée. Il
s’agit de New Holland (Fiat-Ford), Renault, John Deere et Case IH. Mais
d’une région à l’autre, le quarté de tête se modifie, sans doute faut-il y
voir l’influence des concessionnaires locaux. Le marché reste très
concurrentiel et en perpétuelle évolution, plus d’une quinzaine de marques
se partagent le marché.
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