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Répondant à un mot d'ordre national, les agriculteurs du Morbihan ont bloqué pendant près de deux jours, les 29 et 30 janvier, l'usine laitière Entremont à Malestroit. Avec pour objectif de faire pression sur les industriels pour qu'ils reprennent la voie de la négociation, suite à l'échec du 22 janvier.
Les éleveurs ont laissé rentrer les camions de lait, mais interdit la sortie des produits finis.
Niveau de baisse inacceptable
Nous avons déjà analysé les raisons et les conséquences de l'échec de la négociation nationale du 22 janvier. Rappelons que les industriels laitiers ont dénoncé les accords qui avaient été passés pour la fixation du prix du lait. Lors de la négociation, ils ont proposé une baisse du prix du lait de 18 euros / 1 000 litres. .
Ceci était «inacceptable pour les» producteurs qui se voyaient ainsi amputés de l'équivalent de 3 mois de salaire pour un quota moyen de 200 000 litres.
De plus, la réforme laitière dans le cadre de la Pac n'interviendra qu'à partir du second semestre et, pour les producteurs, il n'y avait donc pas lieu de modifier les règles du jeu avant cette date et d'anticiper la baisse. Selon cette formule, le prix n'aurait dû baisser que d'environ 3,32 euros / 1 000 litres. Avec un tel écart de près de 15 euros entre la proposition des producteurs et celle des industriels,l'accord était difficile.
Les producteurs ont remporté une première petite victoire puisqu'une nouvelle réunion de négociation nationale était programmée mardi 3 février. Celle-ci ayant échoué, comme prévu, il y aura certainement d'autres batailles à mener.
J L Le Rest
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