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Promotion de la race Limousine. Le syndicat d’Ille-et-Vilaine s’en préoccupe en permanence. Il vise le grand public, potentiellement acheteur de viande bovine (label), avec la participation à « La Ferme en ville » au mois de mai dernier ou encore à la Foire de Rennes. Ce sont aussi les éleveurs qui ont été invités à une porte ouverte en juin, des réunions techniques (insémination, pointage). S’y ajoutent un catalogue d’animaux à vendre et un voyage à la station de Lanaud spécialisée dans la qualification des taureaux. La plupart de ces réalisations seront renouvelées en 2004.
Une des activités principales reste cependant l’organisation et la participation aux concours : Foire de Rennes (9 éleveurs et 36 animaux), le National (2 éleveurs et 6 animaux), le Space (une très belle présentation en 2003). Le prochain rendez-vous aura lieu à la Foire de Rennes avec un interrégional (70 places) qui sera jugé le vendredi 26 mars à partir de 18 heures. Gilbert Léonard, le secrétaire du syndicat, a rappelé qu’il est urgent de s’inscrire. Cette manifestation sera aussi l’occasion d’inviter les bouchers label le dimanche.
D’autres rendez-vous
Les éleveurs noteront aussi que le concours national aura lieu les 7, 8 et 9 octobre à Cournon (Puy-de-Dôme) dans le cadre du Sommet de l’Élevage. Ils enchaîneront avec le Space, avec un effectif limité à 20 animaux mais dont les index (supérieurs à la moyenne de la race) seront particulièrement mis en valeur. Il n’est pas exclu qu’une vente d’animaux des races allaitantes soit organisée.
Paul Chauvin
Label, de bons animaux en Ille-et-Vilaine
En 2003, 65 éleveurs d’Ille-et-Vilaine ont apporté 444 animaux au GIE Proralim qui gère le label Limousin, soit 13 % du total. Or le département compte 35 points de vente sur les 88 boucheries réparties sur la Bretagne et la Loire-Atlantique.
Sur les 3385 animaux apportés au label, un peu plus de 6 % n’ont pas bénéficié du tarif label. Ce sont surtout pour des raisons de conformation (moins vrai depuis septembre 2003 avec l’acceptation des R=) et du poids. L’âge et l’excès de gras arrivent ensuite. Suivant l’âge, de 13 à 17 % des animaux sont classés en 3+, ce qui dans la grille actuelle entraîne une moins-value de 0,30 euro.
Assurer un apport régulier
Plus de la moitié des animaux est classée R+. L’Ille-et-Vilaine se distingue avec une meilleure conformation avec 5 points de mieux en R+ et en U-. Avec des poids de carcasses identiques, la valorisation est légèrement meilleure, soit 3,66 euros/kg de prix moyen en 2003. La grille de prix est indexée sur le marché de Cholet et la grille Blonde d’Aquitaine des Pays-de-la-Loire. Un document permettant de se comparer avec les autres éleveurs sur les critères du label a été proposé, « pour avoir des éléments pour avancer ».
Un des soucis de Joseph Collet le président du GIE est de fidéliser les apporteurs pour assurer un approvisionnement régulier (quantité et qualité) des bouchers. Les tarifs du label constituent une référence sur laquelle certains acteurs s’alignent pour acheter des animaux. D’où un projet de références par producteur. Un autre point est de livrer à un boucher donné un animal élevé à proximité. Cela n’a pas été une préoccupation jusqu’à maintenant reconnaissent les responsables. « Nous avons privilégié le type d’animal demandé par le boucher (poids, conformation) ».
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