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Le coût du Contrôle laitier progressera de 2 % en 2004. Le chiffre a été annoncé lors des réunions locales avec les adhérents. Pas facile à faire accepter lorsque le prix du litre de lait est en train de chuter. Pourtant les prévisions de charges et notamment celles de personnel (évolution du Smic…) le requièrent. « Il faut voir le Contrôle laitier comme un investissement avec un retour. Celui-ci est plus élevé que le montant payé », insiste le président Christian Denoual. « Il est toujours possible d’arrêter, mais dans ce cas, chacun assume ses choix ».
Comment réduire les coûts ? Des tests sont en cours avec diverses formules (le technicien ne fait que de l’appui technique, contrôle par l’éleveur, une traite éleveur et une traite technicien). Les premières indications ne font pas apparaître des économies substantielles. Une part non négligeable passe dans la collecte et l’officialisation des données. Lesquelles servent pour l’établissement des données génétiques. Le système est d’ailleurs performant puisque la génétique française est reconnue mondialement. Le président encourage les éleveurs à « ne pas baisser les bras. Il y a toujours des gains de productivité à rechercher. Le Contrôle laitier est là pour vous accompagner ». C’est dans ce sens qu’il faut voir les différents services mis en place (bâtiment, fertilisation…), ils correspondent à une demande et sont sans incidence sur le coût du contrôle du fait de leur autofinancement.
Globalement satisfaits
Un petit sondage réalisé pendant la réunion de Fougères (et donc sans valeur représentative de l’opinion de l’ensemble des adhérents) montre que les éleveurs sont globalement satisfaits des services apportés que ce soit au niveau du suivi de l’élevage ou des services « Exper ». Ils apprécient leur technicien d’élevage car la majorité ne souhaite pas en changer ou du moins pas tout de suite. La plupart des éleveurs présents, lorsqu’on leur demande comment va évoluer leur exploitation, estime que la surface augmentera souvent avec une progression du quota et, fait nouveau, les intentions de regroupements sont très présentes. Celles-ci se trouvent confirmées au niveau départemental avec maintenant 40 à 45 regroupements chaque année contre une dizaine auparavant.
Autre information donnée par les responsables du Contrôle laitier : le nombre de bovins a diminué de quelque 31 000 têtes (dont 8000 laitières et autant de génisses) en une année en Ille-et-Vilaine. De nouvelles pratiques sont apparues : croisement industriel, achat de génisses ou de vaches en lait pour faire le quota… « Je crains que l’on manque de vaches dans les années à venir, a lancé Christian Denoual. Continuons à gérer correctement notre troupeau sur le long terme sans céder aux solutions de facilité à court terme ».
Paul Chauvin
Plus de lait
De l’herbe de qualité, bien exploitée, une correction azotée plus précise, du maïs et un léger regain d’intensification, voilà ce qui explique, au moins en partie, la progression de 135 kg de la moyenne laitière qui atteint 7490 kg (7820 kg pour la Prim’Holstein, 5915 kg pour la Normande et 7065 kg pour la Montbéliarde). Le taux de matière grasse 42,0 et le taux protéique 32,5 sont restés stables. La ration de base (avec 37,5 % de maïs) assure une production de 5800 kg (+70 kg) à laquelle il faut ajouter 1035 kg de concentrés par vache (+40 kg), soit 138 g par kg de lait.
Sur le plan des cellules, pas d’évolution sensible d’une année à l’autre. 79,6 % des comptages sont à moins de 300 000 pour un objectif de 85 %.
L’écart entre le vêlage et la première insémination s’est stabilisé à 80 jours. Tous les questions relatives à la reproduction ne sont pas réglées car le pourcentage de réussite en 1ère IA s’est encore réduit : 52 % au lieu de 53 %. Les chiffres sont meilleurs avec les génisses (60 %). Celles-ci ont aussi un niveau de production au vêlage supérieur à celle de 2002 (+0,4 kg).
Côté économique, le prix des 1000 litres (320,80 euros) a subi une nouvelle chute de 5,5 euros (6 euros en 2002). Elle n’est pas compensée par la réduction de 1,5 euro du coût alimentaire qui s’est établi à 60 euros.
Moins de vaches
Une meilleure production par vache, quelques arrêts de production et des regroupements, le Contrôle laitier a perdu 4830 vaches en 2003, ce qui ramène l’effectif moyen à 39,1 vaches (-0,5). 178 325 vaches ont été contrôlées, ainsi que 6816 chèvres et 1242 brebis. Dans le même temps, le nombre d’adhérents est passé à 4646, soit 96 de moins.
La Prim’Holstein reste très largement majoritaire avec 81,9 % des effectifs, 13,6 % pour la Normande et 2,9 % pour la Montbéliarde.
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