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Le bois, le solaire et les biocarburants étaient au programme de la journée organisée par la Fédération départementale des Civam (1) à Montreuil-Le-Gast le 22 janvier. Des témoignages d’utilisateurs et d’installateurs ont permis à la centaine de personnes présentes de mieux mesurer les intérêts de chaque source.
Des haies anciennes et nouvelles donnent chaque année des volumes de bois non négligeables. Le plus souvent les branches de petit diamètre sont brûlées sur place. Et pourtant transformées en plaquettes avec un broyeur spécifique, stockées dans un hangar, elles peuvent alimenter une chaudière spécifique pour produire de l’eau chaude et ou chauffer la maison.
Un agriculteur utilisateur estime qu’il lui faut 40 m3 par an pour le chauffage de sa maison et 4 m3 pour l’eau chaude. L’alimentation automatique lui permet de remplir la chaudière une fois toutes les cinq semaines. Préparer 1 m3 de bois (émondage, broyage, stockage) demande une heure de main-d’œuvre et revient à 11 euros (coût du matériel). Le double si on ajoute la main-d’œuvre. L’installateur estime que le retour sur investissement est de l’ordre de 2 à 3 ans.
Solaire, biocarburants
L’énergie solaire peut être captée pour produire de l’eau chaude destinée à du chauffage en basse température ou à la production d’eau chaude sanitaire. Elle peut aussi être transformée en électricité grâce à des panneaux photovoltaïques. Le courant continu est alors transformé en alternatif pour être utilisé par les appareils courants.
La première préoccupation avant d’installer ce type de matériel est de faire la chasse aux gaspillages. Ils sont nombreux et importants. Un utilisateur du département estime sa production à 4000 kWh par an avec 40 m2 de panneaux solaires. Mais elle varie de 3600 à 4300 kWh suivant les années et est très faible les jours d’hiver avec un ciel bas. Il faut, bien entendu, être relié au réseau électrique. D’ailleurs, la production excédentaire d’électricité d’été est cédée à EDF, ce qui allège la facture finale. Les investissements à opérer, le prix de rachat des kWh font que cette énergie est l’une des plus élevées, mais elle peut être développée.
Les végétaux, blé et betteraves pour l’éthanol et huile de colza et de tournesol pour les véhicules diesel, constituent des compléments aux carburants fossiles. Le développement se heurte à des dispositions fiscales.
« L’objectif de la journée était de donner aux participants l’envie d’aller plus loin », fait remarquer Jean-Paul Gabillard le président de la FDCivam. En fonction des centres d’intérêts, des groupes seront constitués pour effectuer des visites et ensuite démarrer des projets concrets.
Paul Chauvin
(1) La Fédération a pour membres en Ille-et-Vilaine : Adage, Accueil paysan, Culture bio, GIE Brin d’herbe, Agrobio 35 et GIE manger bio 35. Elle prend en charge des sujets communs aux différents publics et associations adhérentes. Tél : 02 99 77 39 28.
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