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Vous avez moins de cellules, à moins cher et avec moins de main-d'œuvre". Voilà la conclusion de la délégation japonaise qui vient de faire un rallye qualité du lait en Bretagne. Une délégation composée d'un responsable des équipements de traite, d'un généticien et d'une personne spécialisée dans l'alimentation, avec caméra dans une main et appareil photo dans l'autre. Ils vous diront qu'ils retiennent mieux ce qu'ils voient que ce qu'ils entendent.
Des mammites environnementales
"Chez nous les mammites sont essentiellement environnementales", commentait la délégation. "Le m2 est cher et la main-d'œuvre est coûteuse, alors nous sommes obligés de concentrer. Ici vous pouvez avoir de 6 à 8 m2 par vache et les éleveurs savent gérer les litières. Notre climat dans le nord du Japon ne nous permet pas d'avoir des bâtiments ouverts comme chez vous. En plus, vous avez la chance d'avoir des organismes de recherche appliquée structurés et proche de chez vous". Ils affirmaient cela en particulier après avoir visité la ferme expérimentale de Crécom.
Les éleveurs japonais sont quant à eux très dépendants des USA où ils achètent tout, les vaches, le maïs, le foin, les équipements… Ils font "l'assemblage" de tout cela dans des fermes familiales d'une quarantaine de vaches en zéro pâturage. Les membres de cette délégation se rendent régulièrement aux USA pour faire leurs achats et suivre l'évolution.
À la découverte des pédiluves secs
C'est d'ailleurs aux USA, à l'exposition mondiale du lait, qu'ils avaient découvert un produit européen (le Mistral) qui avait été désigné "produit de l'année". Ils voulaient découvrir son utilisation en Bretagne. C'est une poudre asséchante épandue sur la paille ou la partie arrière des logettes. La pression bactérienne est ainsi moins forte.
Quelle ne fut pas aussi leur surprise en arrivant devant des stations de Dac, de découvrir des "pédiluves secs" remplis de cette même poudre blanche qui permet de réduire les brûlures d'ammoniac entre les onglons et de garder ainsi une peau plus saine, avec de ce fait une diminution des boîteries.
La délégation a également visité un élevage de porc et un élevage avicole utilisant le même assécheur de litière.
Dans l'ensemble, la délégation japonaise s'est dite "surprise par la qualité des élevages et des vaches". Ce n'est pas l'image qu'ils avaient de l'élevage français.
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