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Le travail du multiplicateur de semences fourragères s’arrête avec le séchage des graines. « Chez RAGT, précise Bernard Moreau le responsable du Centre de conditionnement près du Mans, le produit qui arrive doit avoir une humidité au plus égale à 12 % ». Deuxième souhait du conditionneur : la livraison se faisant en vrac dans des caissons, le multiplicateur doit disposer d’au moins 5 à 6 ha d’une même variété.
À l’arrivée des caissons à l’usine, le taux d’humidité sera vérifié et un prélèvement va être effectué en vue de plusieurs analyses. Un laboratoire extérieur à la société va déterminer le pourcentage de déchets (paille, graines vides, adventices…). Ce premier résultat va déterminer le poids de « bonnes graines » qui servira de base dans le règlement au multiplicateur. D’autres tests vont préciser la faculté germinative et la pureté spécifique, ainsi avec un ray-grass anglais, le minimum est de 97 %.
Être au-dessous des maximums officiels
Pour les adventices (chiendent, vulpin, rumex…), des seuils maximums officiels ont été fixés : 0,3 % pour du vulpin, 1,5 % toutes adventices confondues, 5 graines dans 60 grammes pour le rumex. Les normes que s’appliquent les semenciers peuvent être plus exigeantes : RAGT s’est, par exemple, fixé 0 rumex sur 230 grammes.
Après triage et d’autres contrôles internes, le conditionnement peut s’étaler de quelques heures à quelques mois après l’arrivée à l’usine. Le produit final est soumis à un deuxième contrôle extérieur qui autorisera la pose sur les sacs des certificats officiels. La commercialisation pourra débuter.
Paul Chauvin
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