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Initiative originale que celle de la communauté de communes de Callac. Celle-ci a décidé d’offrir aux 7 jeunes agriculteurs récemment installés, un atlas de leur exploitation. « L’agriculture est le secteur prédominant dans le secteur», précise Christian Coail, président de la communauté de commune. Il rappelle que sur le territoire concerné la population agricole représente plus du tiers du total, contre 11,5 % pour le département. « Si l’agriculture va mal, ceci se répercute sur l’ensemble de l’économie locale ». Il constate comme ailleurs un net ralentissement des installations. « Lorsque sur le département, il y avait plus de 250 installations (1995), le canton installait une quinzaine. Aujourd’hui avec 130 installations, le canton n’installe plus que 7 ou 8 ».
D’où cette idée émise par la commission agricole d’accompagner les jeunes au-delà des actions classiques de l’Etat ou du département. En relation avec l’Adasea, est venue l’idée d’offrir un atlas de son exploitation à chaque jeune. « Sans doute assez symbolique, mais pas question de donner une subvention sans objet», souligne Claude Lozac’h, président de la commission agricole.
Un encouragement financier du Conseil général
Un outil cependant intéressant pour le jeune qui peut ainsi situer son exploitation sur le territoire. Il dispose de données sur la géologie des sols, la topologie, l’hydrographie, la pluviométrie. Ce qui lui permet de mieux cerner comment son exploitation se situe par rapport aux différentes réglementations et contraintes qui peuvent s’imposer à lui (par exemple sur un bassin-versant ou dans un périmètre de captage), ainsi que de les relier aux programmes d’actions pour les Zes, les Zac, Natura 2000.
Jean Le Floc’h, vice-président du Conseil général et président de la commission agricole, a jugé la démarche très positive et entend l’encourager. Au budget 2004 du Conseil général une enveloppe serait prévue permettant de couvrir environ 40 % du coût de l’atlas. Souhaitant que les collectivités abondent cette participation, même si il devait rester une petite contribution à la charge des jeunes.
De son côté, l’Adasea estime qu’il s’imposera à l’avenir, dans la mesure où l’agriculteur devra bien connaître l’environnement de son exploitation et que de plus en plus de contrats seront signés à la parcelle. Un outil sans doute encore appelé à évoluer pour répondre à l’ensemble des exigences (déclarations PAC, classement de parcelles à risques, plan de fumure …).
Pierre Dénès
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