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Partout en France, les responsables professionnels agricoles réfléchissent aux meilleurs choix que leur laissent les options d’une Pac "recuisinée” à la sauce luxembourgeoise. D’où les multiples consultations et réflexions au sein des syndicats agricoles et dans les Chambres d’agriculture. Mais pas seulement. Quelles que soient les options prises, elles entraîneront des modifications pour l’ensemble des filières agricoles. Et les industries agroalimentaires seront indirectement concernées dans leur approvisionnement en matières premières. Mise en oeuvre du paiement unique à partir de 2005 ou de 2007 ? Découplage total ou partiel ? Régionalisation pour les aides découplées ou références historiques ? Tels sont par exemple, les dilemmes qui devront être résolus par les États voire les Régions. « Gouverner, c’est choisir » : pour les responsables décideurs, l’exercice sera difficile car c’est en quelque sorte un jeu à somme nulle, ce qui est gagné par les uns, est perdu par les autres. Les intérêts des régions seront différents suivant les modes de production extensifs ou intensifs, régions de naissage bovin et régions ou pays d’engraissement, pour ne prendre que ces exemples. Et le paysage agricole pourrait bien être bouleversé par cette nouvelle Pac qui n’est pas simplement réformée mais révolutionnée. Ainsi des droits à prime qui seraient considérés comme marchands. Ils pourraient être vendus par leur titulaire, séparément des surfaces. De mauvaises terres, voire des terres devenues éligibles, dans le cadre de la régionalisation prendraient de la valeur. Les conséquences sur le foncier seront loin d’être négligeables. La tâche est d’autant plus complexe que l’on ne connaît pas encore toutes les conséquences des positions qui seront prises. Alors, il est urgent de ne pas se presser... si ce n’est pas trop tard.
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