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Bonne année 2002 pour le machinisme agricole, du moins en ce qui concerne le volume des ventes. Ainsi sur le marché des tracteurs agricoles neufs le nombre des immatriculations (tous types compris) a dépassé les 38 000 unités, soit une progression de 7,7 %. Les tracteurs dits standards à 4 roues motrices représentaient 76 % du marché et progressaient de 9,5 %. Une reprise qui intervient après le net recul de 6,6 % constaté en 2001.
La Bretagne a aussi profité de la reprise avec 2967 tracteurs standards neufs immatriculés en hausse de 5,6 %. Sur 2001, les immatriculations avaient régressé de 11,5 %. L’Ille et Vilaine notamment qui avait enregistré un effondrement de son marché en 2001 (-23 %) retrouve des couleurs avec une hausse de plus de 10 %. Son marché reste cependant en retrait d’une centaine d’unités par rapport aux années 1999 et 2000. Le Finistère reste leader avec 919 tracteurs immatriculés en 2002. Les Côtes d’Armor et le Morbihan retrouvent un volume d’activité similaire à 2001, respectivement 778 et 538 immatriculations. Le marché de l’occasion recule quant à lui de 2,5 %. Une difficulté supplémentaire pour les concessionnaires chez qui ces stocks pèsent sur la trésorerie.
Le perspectives pour 2003 étaient nettement moins optimistes. Les ventes de machinisme agricole étaient en légères baisses au cours du premier semestre 2003. Mais sans doute un peu moins que les 5 % prévus. Par contre la sécheresse a freiné fortement les investissements au cours de la période suivante. De même le climat d’incertitudes dans les campagnes, autour des grands dossiers de réforme de la Pac, de l’échec des négociations de l’OMC, la persistance des crises dans certains secteurs de l’élevage notamment hors-sol, la baisse du prix du lait n’encouragent pas à l’investissement. 2003 risque donc de s’avérer un peu plus morose pour le secteur.
2003 en demi-teinte
Pour autant sur le marché du tracteur, les chiffres communiqués fin septembre sont plutôt satisfaisants avec une hausse globale de 5,4 %, et un peu moins pour les tracteurs standards : + 2,2 %. La première partie de l’année a notamment été marquée par la poursuite des investissements en élevage bovin, dans la continuité de 2002. La fin d’année s’annonçant plus délicate, il est avancé une légère baisse de ce marché sur un an de 1 à 2 %. Cette évolution tient notamment compte des carnets de commandes des constructeurs en recul de 3,6 % fin septembre.
La puissance moyenne des tracteurs baisse légèrement (97 cv) soit 3cv de moins. Un phénomène à relativiser dans la mesure où elle intègre une part croissante de petits tracteurs à usage non-agricole, notamment avec l’apparition des quads immatriculés comme tracteurs agricoles. En définitive, pour les tracteurs standards, la puissance moyenne est stable autour de 100 cv.
Les perspectives pour 2004 restent encore assez floues. Mais les difficultés rencontrées dans les différents secteurs prêtent à la prudence et les professionnels envisagent une baisse des ventes, de l’ordre de 2 à 4 %. Une évolution confirmée par la distribution, même si parfois le niveau des ventes de fin d’année peut contredire les prévisions.
Repères sur les autres marchés
Le marché des matériels de travail du sol, de semis, de fertilisation et de protection des cultures a fortement progressé en 2002 (+5 %), mais recule nettement en 2003 (entre 5 et 10 %).
Le marché des matériels de récoltes automoteurs a été porteur sur la campagne 2002/2003 pour les ensileuses : 375 machines (+ 11 %) et moins favorable, en recul de 5,9 % pour les moissonneuses : 1460 machines.
Le secteur de l’élevage est perturbé par les crises. Les ventes de matériels porcs et avicoles se sont fortement dégradées. De même, les carnets de commandes des concessionnaires de machines à traire sont aussi à la baisse.
Pierre Dénès
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