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Sommaire | " DOSSIERS " | Epandage de fumiers | Article n°3333 |
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La maîtrise des doses épandues s’est considérablement améliorée
 
La recherche de précision dans l’épandage est depuis de nombreuses années une préoccupation des constructeurs. «Dès les années 1970, nous avons conçu des épandeurs prévus pour épandre du maërl. Nous les avions alors équipés de plateaux pour épandre plus large et mieux étaler les produits», explique Michel Chatelier, directeur commercial des Ets Rolland de Pencran. Dans la même période, les premiers essais sur fumier ont également démarré, au début avec des plateaux pour le maërl. «Rapidement, nous avons sorti les premières tables d’épandage spécifiques avec des plateaux non-solidaires des hérissons».

Mieux répartir

Une évolution jugée intéressante, mais quelque peu freinée, car à la même époque sont apparus les matériels à 4 hérissons verticaux qui permettaient d’épandre aussi plus large, mais sans réel contrôle de la quantité. «Le fumier était alors plutôt considéré comme un déchet». Il y a eu ensuite les épandeurs à 2 hérissons verticaux avec le souci de travailler plus vite, mais toujours pas de réelle maîtrise de la dose. «Pendant longtemps, les prescripteurs orientaient d’ailleurs vers les hérissons verticaux sans table d’épandage».
Michel Chatelier et les Ets Rolland avaient alors le sentiment de prêcher dans le désert et beaucoup de mal à imposer l’épandeur équipé de la table d’épandage connu sous le nom de TCE. «Nous n’étions pas d’accord, car nous considérions, du moins pour certaines déjections comme les fientes de volailles, que l’équipement avec table d’épandage était plus adapté».

Evolution des mentalités

Les mentalités commencent réellement à évoluer au début des années 1990 avec le démarrage du compostage ainsi que la nécessité d’utiliser au maximum les surfaces pour mieux répartir les déjections. «Le fumier n’est alors plus considéré comme un déchet, mais comme une matière 1ère. Et une matière 1ère, on n’essaye pas de la gâcher». Plusieurs études ont alors été conduites pour chercher la meilleure technique pour maîtriser les doses. «Avec satisfaction, nous avons constaté un retour à la case : table d’épandage», précise Michel Chatelier. Il rajoute : «Parallèlement nous avons regardé ce qui se faisait ailleurs, notamment en Allemagne, où les tables d’épandage s’imposaient».
Un encouragement qui les a amenés à apporter des améliorations au TCE pour en faire un matériel encore plus performant et plus fiable techniquement (suppression des chaînes) toujours dans l’optique du concept «Transporter, composter, épandre». «C’est un matériel polyvalent qui permet de réaliser au moindre coût un compost : on vide le bâtiment, on réalise un andain avec l’épandeur, il suffit de le retourner une fois pour obtenir un produit de qualité». Le constructeur le présente comme un outil polyvalent pour des épandages sur des largeurs de 15 à 22 mètres en fonction des fumiers, suivant la vitesse et la densité à épandre. Les différents réglages proposés (vitesse du fond mouvant, vitesse d’avancement, volet de répartition) permettent de moduler les doses de 2 à 50 tonnes par ha. Les Ets Rolland ont d’ailleurs établi un tableau d’aide au calcul de dosage qui prend en compte les différents paramètres.
«Cependant, conclut Michel Chatelier, même si la conception est adaptée, le travail de l’agriculteur reste essentiel, notamment au niveau des réglages et de l’utilisation». Persuadé que des améliorations sur le matériel sont encore possibles, il cite l’utilisation du GPS. Elle permettra encore une meilleure relation des données d’épandage et des surfaces ainsi que de formaliser et de justifier les bonnes pratiques.

Pierre Dénès

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Date de l'article : semaine du N° du 14 au 21 Novembre 2003
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