Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " DOSSIERS " | Matériel Agricole | Article n°3250 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Le multifarmer choisi pour sa complémentarité entre élevage et cultures
 
Jean-François Tallec ne tarit pas d’éloges sur le «Multifarmer Merlo» acquis, il y a un peu plus d’un an. Le multifarmer est à la base un téléscopique auquel il a été adjoint une fonction de traction avec un relevage, une distribution hydraulique et une prise de force. Ce qui en fait un engin original, unique sur le marché. Producteur de lait et viande bovine Jean François Tallec conduit une exploitation de 88 hectares à Poullaouën (Centre Bretagne) en Gaec avec son épouse et sa mère. L’idée de départ n’était pas d’acquérir un engin de ce type.

« Je voulais renouveler un tracteur de 95 chevaux et son chargeur. J’avais donc demandé un devis pour un 100 chevaux, 6 cylindres à plusieurs concessionnaires. Mais tous avaient le même inconvénient, un gabarit trop élevé pour rentrer dans certains bâtiments ». Guy Lostanlen commercial des Ets Alexandre de Plouisy l’a aiguillé vers un télescopique. « J’y étais à priori favorable, d’autant que depuis 2 ans, j’en louais un pour la vidange de la stabulation ». Il y avait seulement quelques réserves, la crainte de ne pas faire assez d’heures dans l’élevage et le besoin d’un appoint pour les travaux de cultures. «Le commercial m’a alors fait la proposition du Multifarmer ».Cette option, un peu inconnue pour lui, pouvait répondre à ces deux exigences. La mise à l’essai d’un matériel a fini par le convaincre.

Gain en temps et pénibilité

Il a donc acquis le Multifarmer 30.06 et y a adjoint un certain nombre d’accessoires : un godet désileur de 3 m3, un godet à terre de 2,20 m, une pince crocodile de 2,40 m, des doigts à palettes, un pique-bottes …, ainsi que deux nacelles (fabrication-maison) qui lui servent pour de l’élagage ou de la taille de haies et divers travaux en hauteur.

Autour de son élevage, cette fonction télescopique (80 % de l’utilisation) lui apporte entière satisfaction. Un accrochage très facile des outils et une maniabilité exceptionnelle par rapport à un tracteur, la possibilité de passer dans tous les bâtiments, une visibilité lors de l’exécution des tâches sont mis en évidence. « Des efforts en moins et du temps de gagné » précise Jean-François Tallec. Il donne quelques exemples « Avant je ne pouvais pas rentrer dans ma taurellerie. Désormais cela ne me pose plus aucun problème ». «La vidange de la stabulation prenait au minimum 2 heures 30 à 3 heures, aujourd’hui en 2 heures c’est fait et ce n’est plus une corvée». Pour cette opération, les possibilités offertes par le télescopique et la transmission hydrostatique permettent d’œuvrer sans en permanence débrayer, passer les vitesses, accélérer, freiner. «Il suffit d’actionner la manette d’avancement».

Jean-François Tallec apprécie aussi la sécurité qu’offre le télescopique au travail. « C’est un matériel stable qui permet de transporter de lourdes charges sans risque de cabrage, ni de déséquilibre, y compris sur route. Par exemple si je transporte un godet de maïs ». Sécurité également, par le fait que dès que le conducteur arrête d’accélérer, l’engin s’immobilise. De même pour la spécificité de mise en service automatique du « frein parking ». « Il faut juste ne pas oublier de le mettre sur les autres tracteurs lorsqu’on les utilise », ironise l’éleveur. En fait, il est devenu l’engin indispensable qui sert à tout transporter. « Tout est palettisé pour faire moins d’efforts et limiter les risques pour la santé du dos. Il sert aussi lorsqu’il y a quelque chose à faire en hauteur. Avec les nacelles, on peut travailler en toute sécurité ».

Performant au champ

Au champ, le multifarmer se montre tout aussi séduisant. «Je l’ai essayé sur tout : avec la charrue 4 socs, avec le combiné de semis, sur la tonne à lisier de 10 000 litres, pour couper du foin ». Apparemment sans problème particulier. « Il faut seulement s’habituer à travailler en étant un peu déporté. Au début cela surprend. Mais question performance, il équivaut à un tracteur de sa catégorie de puissance».

Une année d’utilisation et 970 heures de travail (80 % en manutention, 20 % en traction) font de Jean–François Le Tallec un adepte sans réserve du Multifarmer. « Il faut l’avoir utilisé pour apprécier son utilisation. Et surtout pas question de faire marche arrière. Il convient très bien au type d’exploitation que nous avons. Il reste prioritairement un outil de manutention, mais sa spécificité lui permet de bien jouer son rôle complémentaire au champ». Pour le moment, il dispose d’un engin jugé fiable. « Peu d’entretien, pas de pépin technique. Quant à la fiabilité dans le temps, il faut attendre un peu. Au bout de 3 000 heures on verra», conclut l’éleveur.

Pierre Dénès


Tous les dossiers "Matériel Agricole"
Date de l'article : semaine du N° du 24 au 31 Octobre 2003
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)