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Plus de 15 années d’utilisation d’un télescopique ont permis aux associés du Gaec Jézéquel à Plouézoc’h, dans le nord-ouest du Finistère, producteur de lait et de légumes de plein champ, de se forger une solide expérience sur l’utilisation d’un télescopique sur une exploitation. « C’est le manque de performance et la fragilité des tracteurs (hydraulique et embrayage) qui nous ont amené à acquérir le premier télescopique, en 1987 », explique Jean Paul Jézéquel. Le Gaec avait alors opté pour un Sambron à transmission hydrostatique. «Le seul à avoir 4 roues égales». Le concurrent de l’époque ne proposait qu’un télescopique avec roues arrières directionnelles et grandes roues à l’avant, modèle jugé inadapté pour le travail en élevage.
L’économie d’un tracteur de cour
Au moment du renouvellement, le choix s’est porté sur un Manitou 628 MLT, renouvelé cette année par l’acquisition d’un 634 MLT auprès des Ets Arzel de Landivisiau. L’engin à convertisseur de couple a été préféré à celui à transmission hydrostatique manquant à l’époque de poussée et de vitesse. Celui acquis récemment,de la nouvelle génération de la marque, est globalement de même niveau avec cependant des améliorations appréciées. L’hydraulique plus performante sans blocage, rapidité et confort pour les déplacements sur route et meilleure visibilité sont mis en évidence.
Les accessoires sont nombreux et permettent de réaliser l’essentiel des travaux : racleur, godet de terrassement, fourche à grappin, godet de 2 000 litres pour chargement du maïs dans la désileuse, doigt à palettes. « Avec le télescopique nous réalisons 700 heures par an et faisons l’économie d’un tracteur de cour. Sans oublier le gain de temps pour toutes les opérations ». Jean-Paul Jézéquel estime « qu’un télescopique, de par sa puissance, sa maniabilité, son gabarit a deux à trois fois plus de rendement qu’un tracteur ». Sans oublier le confort et l’économie d’énergie pour l’utilisateur. « Ce sont nos bras » n’hésite pas à clamer son propriétaire. Tout ce qui peut ou doit être soulevé est réalisé par l’engin. « Nous mettons tout à niveau ».
Des améliorations au fil des gammes
Il insiste aussi sur les aspects sécurité dans le travail. « Le télescopique dispose d’un atout indéniable à ce niveau, car il est d’une stabilité exceptionnelle. Avant avec les tracteurs, il fallait gonfler les roues à l’eau et positionner une masse lourde à l’arrière. Ce qui fait que le tracteur dédié ne pouvait servir que de tracteur de cour». Un tracteur qui nécessitait en outre beaucoup d’entretien. « Un embrayage avait du mal à faire plus de 1000 heures. Alors qu’avec les deux premiers télescopique, nous n’avons eu aucun souci et peu d’entretien, sauf 2 ou 3 flexibles ». Une usure normale en quelque sorte.
L’engin est d’autant plus apprécié qu’ils ont, au fil des gammes, gagné en fonctionnalité. Une conduite agréable, des accessoires qui s’accrochent facilement. Plus de puissance et une visibilité améliorée en font aujourd’hui un engin indispensable sur l’exploitation du Gaec. « Ce n’est peut-être pas celui qui tourne le plus longtemps, mais c’est celui qui réduit le plus la peine. Lorsque l’on a goûté à un outil comme celui-la, il est vraiment difficile de revenir en arrière ». conclut Jean Paul Jézéquel.
Pierre Dénès
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