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L1isolation influe directement sur la maîtrise de l1ambiance dans un poulailler. L1objectif est bien entendu de limiter le refroidissement du poulailler par température basse et vents importants mais également d1éviter au maximum les entrées de chaleur au travers des parois par temps chaud et fort rayonnement solaire.
Première étape : le sol sur lequel vivent les animaux. Il doit être sain, sec, isolant et facile à désinfecter. Pour atteindre cet objectif, il est souhaitable de décaper la terre naturelle, d1étaler une couche de 20 cm de cailloux, 10 cm de sable puis 20 cm de terre compactée. Le niveau intérieur du sol doit être au minimum à 20 cm au dessous du niveau extérieur avec une bonne gestion des écoulements d1eau en périphérie du poulailler.
LES QUALITÉS D1UN ISOLANT
Le coefficient de transmission thermique (K) exprime le pouvoir d1isolation thermique d1un matériau. Plus il faible, meilleure sera l1isolation. Les normes à rechercher sont de 0,35 W/m2/°C pour la toiture et 0,60 W/m2/°C pour les murs.
Dans le choix de l1isolant, d1autres critères que le coefficient thermique sont à prendre en compte. Il s1agit notamment de la résistance à la chaleur et au feu (voir article page 19), aux rongeurs et insectes, aux pressions de nettoyage, la facilité de pose et enfin le rapport qualité/prix au m2, pose incluse.
En sous-toiture, le matériau le plus employé est la mousse de polyuréthane recouverte de kraft alu sur les deux faces et sur les pourtours (ce qui n1est pas toujours réalisé). La protection par kraft alu permet d1éviter les dégradations par les ténébrions.
Les liaisons entre plaques seront réalisées par des joints H 1/2 épaisseur dont l1objectif est d1éviter les ponts thermiques et les entrées d1air parasites en ventilation dynamique. Il est souhaitable que la sous-toiture isolante soit montée avant la toiture afin de pouvoir vérifier que les plaques sont bien posées et qu1il n1y ait pas de vide au niveau des H.
UNE RÉFLEXION GLOBALE
Quelle épaisseur choisir ? Les isolants en mousse de polyuréthane sont proposés en épaisseur de 30, 40 et 50 mm. Entre l1isolant à 30 mm (75 F/m2 posé) et celui de 50 mm (89 F/m2 posé) , il y a un faible écart de 14 F/m2. Ces prix sont indicatifs et doivent être augmentés de 20 F/m2 pour les isolants qui satisfont aux normes anti-feu Groupama.
Pour les parois latérales, le matériau le plus utilisé est le polystyrène (60 mm), avec deux plaques de fibro sur chevron bois. Il peut y avoir des variantes avec un côté en tôle laquée à l1extérieur et du fibro à l1intérieur, voire de la mousse de polyuréthane (40 mm) injectée entre 2 tôles laquées ou deux plaques fibro.
L1isolation des soubassements est un impératif. Les poteaux peuvent être à l1intérieur ou à l1extérieur. L1isolant doit descendre à 20 cm au dessous du sol intérieur. Plusieurs solutions sont possibles : panneau de mousse injectée entre deux tôles laquées protégé à l1intérieur par des parpaings enduits, ou soubassement en matériaux composites avec isolation incorporée. Le coefficient d1isolation K doit être inférieur à 0,60 et les liaisons doivent être bien étanches.
En ventilation statique, les trappes de sortie d1air peuvent être composées d1un panneau de 40 mm de mousse de polyuréthane, protégé par du polyester sur 2 faces (moins lourd). Le chant du panneau sera également protégé par des fers en cornière (tôle laquée en U) afin d1éviter la détérioration par le lavage. Un tel panneau posé coûte environ 390 F/mètre linéaire pour une largeur d11 mètre.
3Dans le choix d1isolation, il ne faut pas raisonner uniquement en coût de matériaux mais, inclure dans la réflexion, le coût de chauffage, de ventilation, de litière, de produits vétérinaires, les objectifs de performance qu1on souhaite atteindre et le confort de travail2, déclare Gérard Provost, responsable technique avicole Coopagri Bretagne.
PRÉVOIR L1ÉTANCHÉITÉ
La pose de ces matériaux devra être faite avec soin (joints en silicone dans les angles). Des joints d1étanchéité en caoutchouc seront posés sur le pourtour de tous les ouvrants. Deux tests permettent de vérifier la bonne étanchéité du bâtiment. En bâtiment dynamique, la mise en route d1un ventilateur de 7 à 10 000 m3/h dans un bâtiment fermé doit permettre d1atteindre une dépression de 80 à 100 Pa. En bâtiment statique, toutes trappes fermées en plein jour et temps ensoleillé, on ne doit pas voir la lumière filtrer. |