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Service de remplacement:Le Sdaec repart du bon pied
 

Hebdomadaire N° 2487 - 27/12/2002

«Toute famille connaît ses périodes de turbulences», c’est en ces termes que Jean Salmon, président de la Chambre d’agriculture a résumé le mauvais passage du Sdaec au cours des derniers mois, vendredi 20 décembre lors des assemblées générales extraordinaire et ordinaire. Elles ont mis un terme à plusieurs mois de différends au sein du conseil d’administration et concrétisé la mise en place d’une nouvelle équipe.

Mission accomplie pour Jean Salmon, président de la Chambre d’agriculture des Côtes d’Armor, et Marie-Thérèse Le Pottier, présidente de la Msa, appelés à jouer les médiateurs au sein du Sdaec (service d’aide en élevage et culture) enlisé depuis plusieurs mois dans des querelles internes au sein du conseil d’administration. Il aura fallu 6 mois d’âpres discussions pour aboutir à un accord et à un consensus général entre les parties.

Depuis plusieurs années, pour des raisons juridiques et fiscales, les activités du Sdaec avaient été réparties au sein de deux structures : SRM (service remplacement maternité) et SRA (service de remplacement en agriculture). Cette dernière regroupant toutes les actions de remplacement pour tous les autres motifs : accident, maladie, décès, formation, mandat professionnel ...Il existait de fait trois conseils d’administration. Et c’est de cette complexité que sont nés les problèmes.

Une nouvelle équipe

Vendredi, les adhérents, réunis en assemblées générales ordinaire et extraordinaire, ont décidé la fusion des différentes structures pour n’en faire plus qu’une qui reprend la dénomination de Sdaec. Parallèlement, il a été décidé une ouverture du Conseil d’administration aux organisations professionnelles agricoles (Chambre d’agriculture, FRSEA-JA, Confédération paysanne, Groupama, MSA et Fédération des coopératives).

Le collège des organisations disposera donc de 6 sièges, alors que le collège des élus par les adhérents disposera de 12 sièges. Le conseil général des Côtes d’Armor ayant un siège de membre associé.

A l’issue des assemblées générales qui ont entériné à l’unanimité l’élection des nouveaux administrateurs, le conseil a élu son bureau et porté à la présidence, Jean-Yves Milbeau, éleveur laitier à Plusquellec (22). Il sera assisté de deux vices-présidents, Gérard Lanoé de Landéhen (22) et Guy Houssin de Lohéac (35), d’une secrétaire, Nelly Laubé de Plœuc-sur-lié, d’un trésorier, Eric Rault du Haut-Corlay et de trois membres du bureau, Alain Teffaine, de Plumaugat, Jean-Noël Sidaner de Plouaret et Marie-Louise Hellequin de Cavan.

Le service a un coût

Le Sdaec, qui n’a d’ailleurs jamais failli à sa mission de remplacement durant cette période délicate, repart donc du bon pied. Guy Houssin, président de l’ancienne structure et vice-président de la nouvelle, a rappelé l’importance du remplacement en agriculture «pour sécuriser les exploitations lors d’accidents ou maladies, et avoir la possibilité de profiter comme les autres catégories professionnelles de quelques vacances ou week-end ».

Un service qui a cependant une contre partie financière parfois mal acceptée. «Elle est nécessaire pour continuer notre mission de remplacement" insiste Guy Houssin. Il rajoute «Une politique salariale digne de ce nom n’est pas gratuite. Elle porte aujourd’hui ses fruits. Nos salariés sont dotés d’un véritable statut de technicien de remplacement et le turn-over est en régression permanente».

Par contre il regrette le désengagement de certaines structures qui privilégient l’économique et oublient l’aspect humain. Il les invite à aider leurs adhérents à avoir accès au service de remplacement. Persuadé qu’il contribue au bien-être des agriculteurs.

Il a conclu en appelant les adhérents d’une part à réserver le meilleur accueil aux salariés non seulement en leur offrant de bonnes conditions de travail, mais aussi en privilégiant le rapport humain, et d’autre part en respectant les règles d’utilisation du service. Sur ce dernier point, «les dérapages de certains ne pourraient qu’entraîner une détérioration du rapport sinistres à cotisations et dès lors conduire à une augmentation des participations demandées».

 

Pierre Dénès



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Date de l'article : semaine du N° du 27 Décembre 2002 au 10 Janvier 2003
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