Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " ECONOMIE " | Article n°2964 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Comité régional de l’œuf:Le bien-être au centre des préoccupations
 

Hebdomadaire N° 2487 - 27/12/2002

Plus de place par poule dans les cages, c’est l’une des conséquences de l’application concrète du bien-être animal. Cela ne fait pas celui des finances des éleveurs qui estiment qu’il leur faut une indemnité de 3 euros par poule pour compenser cette nouvelle contrainte. Les conséquences de l’augmentation des surfaces par poule ont été au centre des débats du Comité régional de l’œuf.

Pour qu’une poule soit «heureuse», il lui faut disposer de 550 cm2. C’est la norme qui doit être appliquée dès maintenant. Cela fait juste 20 % de mieux qu’auparavant. A contrario, c’est 20 % de production en moins. Il est également prévu à l’horizon 2012 de monter jusqu’à 750 cm2 !

Cela ne fait pas l’affaire des producteurs et pas plus que de l’interprofession réunie au sein du Comité régional de l’œuf. Le président Marcel Kerdal a rappelé un certain nombre de points lors de la dernière assemblée générale à Plérin. D’abord, la directive ne s’appuie sur aucune base technique objective et les producteurs n’ont pas été écoutés. Le président s’interroge également sur son fondement légal.

Ensuite elle crée des distorsions de concurrence avec les pays tiers (342 cm2 au USA, 410 cm2 au Canada) et même au sein de l’Union européenne, tout le monde n’étant pas soumis à la même règle.

3 euros par poule

«Nous ne pouvons accepter l’application de la norme de 550 cm2 pour les élevages existants que, si et seulement si, une aide compensatoire estimée à 3 euros par poule est octroyée par les pouvoirs publics». Une indemnité qui a peu de chance d’aboutir indique-t-on du côté de la Direction régionale de l’agriculture.

Le Comité régional refuse l’application de la norme de 750 cm2 pour les nouveaux investissements tant qu’un rapport scientifique à paraître en 2005 n’aura pas précisé le bien-fondé de certains aménagements (bains de poussière, perchoirs...). Un calcul précise que le désavantage concurrentiel serait de 0,01 euro par œuf, un chiffre extrêmement élevé quand on le multiplie par les volumes produits.

L’impact économique de ces modifications n’est pas nul. Les prix de revient vont augmenter. «Est-ce qu’on veut sacrifier la production bretonne et européenne pour faire de la place aux importations ?» demande le président. Et de citer une étude qui estime à 12 000 le nombre d’emplois perdus à l’échelle de l’Europe.

Pour pallier partiellement les conséquences, il est proposé de mettre en place un observatoire de l’évolution des mises en place ainsi que des indicateurs du marché. Il serait ainsi possible d’avoir les prévisions de production d’œufs par mois. Un outil qui n’existe pas aujourd’hui.

Dans ce contexte, le président demande à tous les maillons de se mobiliser. Un appel à la FRSEA qui, pour l’instant, a laissé ses postes d’administrateurs vacants au sein du Comité régional de l’œuf.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 27 Décembre 2002 au 10 Janvier 2003
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)