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Sommaire | " ECONOMIE " | Article n°2963 |
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Crise avicole:Retour à la case départ
 

Hebdomadaire N° 2487 - 27/12/2002

Après l'embellie de 2001, la filière avicole, confrontée au recul brutal de ses débouchés, doit s'attendre à de nouvelles turbulences. Les mesures prises par les intégrateurs (baisse des prix de reprise, allongement des vides sanitaires) risquent d'amputer le revenu des éleveurs, comme le montrent nos simulations.

En 2001 le marché avicole a bénéficié d'une conjoncture favorable, conséquence de la peste aviaire italienne et du report de consommation sur la viande blanche après la crise de l'ESB. La revalorisation des contrats ne s'est pas intégralement retrouvée sur les marges brutes, en raison de niveaux de charges élevés, principalement dus à la hausse du combustible et aux frais d'élevage (paille, enlèvements).

En outre, l’observation des performances technico-économiques laisse apparaître une très grande dispersion de marge brute pour chaque espèce, selon que l’on se situe dans le groupe performant (1/4 meilleur), ou le groupe inférieur. Le rapport de marge varie en moyenne du simple à plus du double entre les groupes extrêmes (voir tableau). La résistance des élevages aux mesures annoncées par les intégrateurs s'annonce donc très inégale.

Une baisse prévisible des résultats

Depuis début 2002, l'aviculture se retrouve à nouveau dans la tourmente. Essoufflement de la demande intérieure, augmentation exponentielle des importations : le marché s’est encombré; les prix se sont effondrés.

Annoncées sur un lot en dindes, deux en poulets, les mesures prises par les intégrateurs, baisses de rémunération et augmentation des durées de vides sanitaires, ont pu être reconduites. Evidemment, les répercussions sur les performances économiques vont varier d’un élevage à l’autre.

Pour estimer leur impact, nous avons retenu deux niveaux de baisse de la marge poussin-aliment en poulet-dinde (hors indemnisation des vides) : une hypothèse basse de 4 euros/m2 et une hypothèse haute de 6 euros/m2.
Dans tous les cas, le revenu des éleveurs serait considérablement réduit (voir graphique) : après une seule bonne année 2001/2002, il pourraient retrouver les niveaux de la crise de 1999.

CER Bretagne
Anne-Lucie Menier, CER 56
www.cerbretagne.cernet.fr



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Date de l'article : semaine du N° du 27 Décembre 2002 au 10 Janvier 2003
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