Dans une exploitation laitière, il n'est pas facile de calculer l'incidence financière directe d'un allongement de l'intervalle entre vêlages car elle dépend de plusieurs facteurs. Pour approcher cette réalité, dans le cadre de l'étude sur la reproduction des vaches laitières (Chambres d'agriculture-EDE, CIA, Contrôles laitiers, Ensar), les auteurs ont réalisé une simulation. DES CONSÉQUENCES TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES La simulation réalisée porte sur un troupeau assez classique avec 38 ha de SAU et 230 000 litres de quota. Elle envisage des écarts entre vêlages de 12 à 15 mois, avec deux niveaux de production laitière, 7 500 et 8 500 kg. L'allongement de l'intervalle entre vêlages entraîne une diminution de la moyenne par vache, même s'il y a une augmentation de la production par lactation et une augmentation des taux. Il faut donc plus de vaches pour produire le quota, d'où une augmentation de la surface fourragère et une diminution des cultures de vente. La situation est également différente selon que les vêlages sont étalés ou groupés. S'ils sont étalés, les conséquences sur les réformes sont faibles alors que si l'éleveur souhaite des vêlages groupés, il doit réformer beaucoup plus de vaches. Coût de l'allongement d'un mois de l'intervalle vêlage-vêlage (en F par vache et par an) INCIDENCE MODÉRÉE EN VELAGES ÉTALÉS Avec des vêlages étalés sur l'année, et pour peu que le quota soit quand même réalisé, l'incidence de l'allongement d'un mois des écarts de vêlages sera relativement modérée. Elle sera d'autant moins importante que la production par vache est élevée. Par mois en plus, le coût annuel par vache serait de 50 à 100 F selon le niveau de production, le prix de la viande (vaches de réformes et veaux) et celui des cultures de ventes. COUT ÉLEVÉ EN VELAGES GROUPÉS Avec des vêlages à plus de 12 mois d'écart, il est impossible de conserver des vêlages groupés et d'autant plus que ces écarts sont importants. En plus des perturbations que cela entraîne dans l'organisation du travail, l'éleveur est alors amené à réformer sensiblement plus de vaches. Ainsi, avec une augmentation du taux de réforme de 10% pour conserver des vêlages groupés, l'incidence à la baisse sur le revenu par vache peut varier de 280 à plus de 400 F. En pratique, pour conserver des vêlages groupés, il faut donc un troupeau à bonne fécondité avec un intervalle vêlage /insémination fécondante inférieur à 100 jours.
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