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betteraves fourragères:Des progrès mesurables pour un fourrage de qualité
 
betteraves fourragères : Des progrès mesurables pour un fourrage de qualité
 

Hebdomadaire N° 2453 - 26/04/2002

Avec un rendement très élevé et régulier, une valeur alimentaire de 1,15 UFL, une mécanisation totale possible de la culture et de la distribution, la betterave conserve tout son intérêt dans bon nombre de situations

Comme toutes les cultures, la betterave fourragère a bénéficié des progrès réalisés par la sélection végétale et les techniques de culture. C'est ainsi que depuis 10 ans les variétés présentées à l'inscription ont (les rendements en matière sèche supérieurs aux témoins de 4% en moyenne. Par ailleurs les progrès réalisés sur la culture ont permis de maîtriser les traitements et la fumure azotée et donc les coûts de production. Enfin, ses qualités nutritionnelles et agronomiques en font un fourrage qui apporte des réponses aux préoccupations très actuelles sur la qualité des aliments et des produits, et sur l'impact des cultures sur l'environnenent.

Plus de lait grâce au progrès génétique

Les progrès réalisés par la génétique ont révolutionné la culture de la betterave fourragère avec notamment l'arrivée, il y a plus de trente ans, des graines monogermes génétiques ; chaque graine ne produit qu'une plante ; fini le repiquage et le démarriage. Depuis la sélection n'a cessé de travailler sur cette espèce. Les rendements ont augmenté régulièrement. La teneur en matière sèche a également augmenté de façon à obtenir le meilleur compromis entre rendement hectare, valeur alimentaire de la betterave et encombrement. Ainsi, sous l'effet de ces progrès et d'une meilleure connaissance de l'utilisation des betteraves par les animaux, la production d'unités fourragères à l'ha de lait ou de viande permise a fortement augmenté pour ce fourrage. Actuellement les variétés modernes à 14-15% de matière sèche, valorisées à 1,15 UFL permettent des productions de plus de 19 000 unités fourragères à l'hectare.

Au-delà du rendement, des progrès importants ont été réalisés sur la montée à graines des betteraves et sur la résistance à la rhizomanie. Dans les régions infestées par cette maladie, les chutes de rendement peuvent atteindre plus de la moitié du rendement potentiel. Trois variétés résistantes ont été créées,

Chaque année de nouvelles betteraves fourragères sont inscrites au Catalogue français des espèces et variétés. En 2001-2002, sur 41 variétés inscrites, 22% ont moins de 5 ans.

Des avancées en
techniques de
cultures

Parallèlement à ces progrès, les connaissances techniques sur la culture et sur l'utilisation de la betterave fourragère en alimentation animale ont fortement progressé. Les études sur l'alimentation animale et la revalorisation de la valeur alimentaire de 15% en 1988, on permis de mieux comprendre l'intérêt de la betterave fourragère et de mieux la valoriser dans les rations (la valeur UFL est passée de 1 UFL à 1, 15 UFL pour les variétés à 14/15 % de matière sèche.)

De même en matière de culture, les techniques se sont affinées. Par exemple en matière de désherbage, si les matières actives ont peu évolué, l'évolution des techniques et des connaissances permet l'application des produits à des doses de matières actives de 2 à 4 fois plus faibles qu'il y a 15 ans. Pour l'azote, la meilleure prise en compte de la capacité de la betterave fourragère à utiliser l'azote organique à permis de diminuer les apports conseillés d'azote minéral de 25 % tout en conservant le potentiel de rendement des variétés.

La culture de la betterave fourragère a évolué. L'unité fourragère est moins coûteuse à produire et sa capacité à valoriser l'azote organique en fait une culture intéressante en matière de reliquats azotés : elle laisse moins de 35 unités d'azote/ha. Des études récentes montrent tout son intérêt comme piège à nitrates derrière les retournements de prairies.



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Date de l'article : semaine du N° du 26 Avril au 3 Mai 2002
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