Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " EDITORIAL " | Article n°2234 |
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PAUL PEN
 

 

Demain où vont aller les sous de l’Union européenne ? Si la question est posée de manière simpliste, elle n’en est pas moins d’actualité. Aujourd’hui les aides directes représentent selon les productions une part importante et croissante des revenus. L’Inra a calculé qu’elles représenteront d’ici 2008, 81 % de l’excédent brut l’exploitation en production de viande bovine contre 60 % aujourd’hui, les céréaliers arriveront à 50 %, et les producteurs de lait passeront de 20 à 41 %. Ces aides viennent en compensation de la diminution du budget européen consacré au soutien des marchés par les prix qui reste encore le premier poste budgétaire de la Pac (1er pilier). Aujourd’hui l’Europe veut les diminuer.

Le développement rural constitue le deuxième pilier du budget de la Pac. Il ne consomme que 10 % du budget total mais ce type d’aides est appelé à augmenter au détriment du soutien des marchés (1er pilier). Ce sont ces aides que l’Europe veut favoriser pour plusieurs raisons. Sur le plan interne, elles obtiennent l’assentiment de l’ensemble des pays membres et pour l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C) elles sont « dans la ligne ». On peut donc penser que les aides directes dans la formation du revenu des agriculteurs européens vont encore augmenter dans les années à venir. Ce n’est évidemment pas ce que souhaitent l’ensemble des organisations agricoles françaises plus attachées à tirer le revenu du marché, même protégé.

C’est aussi au moins partiellement pour profiter de nouveaux circuits financiers que les présidents de Chambre d’agriculture ont exprimé leur volonté de participer au développement local et conclu qu’ils devaient s’y investir. Avec la mise en place progressive des « pays » qui seront au nombre de 350 à terme apparaissent de nouveaux lieux de décision dans lesquels les Chambres d’agriculture veulent être acteurs. Mais aussi pour ne pas passer à côté de financements possibles à l’heure où les budgets sont de moins en moins assurés. À Bruxelles comme à Paris on assiste à la même tendance, les sources de financement donc le pouvoir, se déplacent de l’Agriculture vers l’Environnement et l’aménagement du territoire qui constituent encore en France deux ministères distincts. Mais pour combien de temps

S’appuyer sur le bon pilier


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Date de l'article : semaine du N° du 26 Avril au 3 Mai 2002
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La révolution rurale des années 60





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