Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " EDITORIAL " | Article n°1925 |
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PRÉFÉRENCES
 

Préférence nationale ou préférence communautaire sont les réponses actuelles aux situations de crise que connaissent certains secteurs de l’agriculture. Pourtant la France est le 2ème pays exportateur de produits agricoles dans le monde, derrière les U.S.A. Alors, vouloir d’un côté des débouchés pour des productions excédentaires en Europe et de l’autre le renforcement de la préférence communautaire devient un pari de plus en plus difficile à tenir.

Les Jeunes Agriculteurs y croient pourtant. Leur président l'affirme haut et fort dans l’éditorial de la revue Jeunes Agriculteurs : « face aux libéraux n’ayons pas peur de revendiquer la préférence communautaire et la maîtrise des productions ». De manière plus ponctuelle et limitée dans le temps, l’engagement obtenu par la FNSEA pour que les entreprises de l’aval arrêtent les importations de viande bovine, fussent-elles européennes a provoqué la colère des exportateurs allemands et néerlandais. Ils estiment cette mesure contraire aux règles de fonctionnement de l’Union européenne. En retour, ils s’engagent ... à ne jamais bloquer les exportations françaises vers leurs pays.

Si la préférence nationale appliquée ponctuellement à la viande bovine est une mesure tactique qui ne durera que quelques semaines, la préférence communautaire comme principe de fonctionnement de l’Union européenne agricole ne pourra pas s’imposer durablement. L’Europe participe aux négociations sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans ces négociations l’agriculture qui a besoin d’exporter ne sera malheureusement pas le seul secteur à défendre ses exportations et donc à devoir faire des concessions. Ce qui fait craindre à Jean-Luc Duval président des Jeunes Agriculteurs que dans les prochaines négociations sur l’OMC, l’agriculture serve de « variable d’ajustement ».

Quant aux objectifs fixés par les ministres des Affaires étrangères et de l’Agriculture des Quinze à Michel Lamy Commissaire européen chargé des négociations à l’OMC, ils sont sans équivoque. Partant du constat que l’Union européenne compte parmi les plus grands exportateurs de denrées alimentaires, elle devra « agir de façon à contribuer à l’expansion des marchés mondiaux qui résultera du nouveau cycle de négociations. L’Union est disposée ... à réduire les entraves au commerce».

 

Paul Pen


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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 16 Novembre 2001
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