Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Céréales | Article n°14054 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 18 avril 2014) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Nombreuses attaques de géomyza sur triticale
 

La mouche Geomyza tripunctata, identifiée en 1995 par Etienne Brunel (INRA Rennes), est le ravageur responsable de ces attaques. Ces dernières ont été observées de manière épisodique (1990, 1991, 1995, 2001, 2004, 2007, 2013), sans qu’il soit possible de relier le niveau d’attaque à des facteurs climatiques particuliers. Néanmoins, si l’intensité des attaques est très variable, elle peut conduire au retournement des parcelles dans les cas les plus graves.
Des conditions climatiques favorables dans l’ouest
Geomyza tripunctata présente 3 générations par an en Bretagne, ce qui conduit notamment à observer des adultes en avril-mai et à l’automne, ce qui coïncide avec les implantations de maïs et de céréales. Le ravageur pond l’œuf sur la feuille.
La larve qui en est issue, après une semaine de développement, pénètre en mineuse à la base des tiges, puis vers l’apex. Si elle réussit à l’atteindre, le jeune épi est détruit et la plante peut dégénérer, parfois les talles repartent.
Si la croissance de la plante est rapide, les dégâts ne s’observent que sur les feuilles où la larve a fait une galerie circulaire après avoir pénétré dans la plante. Ces feuilles jaunissent puis sont entraînées par la progression de la feuille sous-jacente, dans ce cas les dégâts seront faibles.
Les conditions climatiques de la Bretagne semblent particulièrement favorables à ce diptère qui se développe de façon continue toute l’année sans arrêt de développement. Les adultes sont présentes durant l’hiver : la longueur de leur cycle est fonction des températures supérieures à 0°C. Geomyza tripunctata attaque également le maïs et le ray-grass.


Aucune méthode de lutte


Les expérimentations réalisées n’ont pas permis de montrer l’efficacité des traitements de semences ou des insecticides en végétation contre ce ravageur.
Des questions subsistent sur le fait que parmi les céréales semées à la même époque, le triticale est la principale espèce concernée par les attaques. De plus, dans les essais de comparaisons variétales, on observe de fortes différences de niveau de sensibilité entre variétés. Il est toutefois difficile d’établir un classement variétal précis compte tenu de la variabilité du niveau d’attaque entre lieux et entre années.
Enfin, un suivi de piégeage de Geomyza tripunctata réalisé à l’aide de cuvettes jaunes sur 3 campagnes (2001, 2002 et 2003) et sur 3 sites bretons a été peu efficace -peu de prélèvements- et n’a pas permis de mettre en relation la période des vols et les dégâts visibles sur les cultures.
Eric Masson / Arvalis-Institut du végétal


Photo : 1er symptôme observé : feuille coupée puis entraînée par la feuille sous-jacente.





Reconnaître les symptômes


Les symptômes apparaissent généralement en fin d’hiver.
• Les parcelles sont le plus souvent atteintes par foyers dont les dimensions et la forme peuvent être très variables.
• Les feuilles jaunissantes, dont la gaine a été coupée par la larve sont entraînées par la croissance des feuilles sous-jacentes, puis tombent au sol. C’est généralement le premier symptôme observé.
• Le jaunissement du maître brin qui peut conduire à son dépérissement du maître brin, de plusieurs talles, voire de la plante dans le cas des attaques les plus graves.
• On observe souvent un port de la plante « en étoile » après disparition du maître brin. Les tiges restantes sont souvent courbées à la base.
• Certaines plantes touchées présentent un excès de tallage, avec l’apparition de quelques talles chétives.
Il est très difficile de trouver l’asticot à la base de la plante dans la mesure où il séjourne peu et où les symptômes nets sont assez postérieurs à son départ de la plante.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 3 au 9 Mai 2013
Imprimer l'article Imprimer l'article



La pomme de terre peut contribuer à nourrir l'Afrique





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 14906 depuis 1997)