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Sommaire | " POLITIQUE AGRICOLE " | Article n°13535 |
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L’agriculture ne compte que pour 8 % des dépenses alimentaires
 

Sur 100 euros de dépenses alimentaires, moins de 8 reviennent actuellement à l’agriculture, 11 euros aux industries agroalimentaires, loin derrière le commerce (21 euros), a dévoilé le rapport, présenté par Philippe Chalmin, président de l’observatoire, en présence de Stéphane Le Foll (ministre de l’Agriculture) et de Guillaume Garot (Agroalimentaire). Ces données clé, validées par les fédérations professionnelles de l’agriculture, des transformateurs et de la grande distribution, serviront de base à la table ronde sur les relations commerciales producteurs-industriels-distributeurs, organisée par les deux ministres pour le 21 novembre.
L’importance des charges de personnel
Un enseignement de ce rapport est aussi que l’importance des marges par rayons est plus corrélée aux frais du rayon qu’aux prix pratiqués par l’amont. Ainsi, le rayon qui dégage la plus forte marge (5,9 euros pour un chiffre d’affaires de 100) est celui de la volaille. Raison : de faibles charges de personnel, ce rayon étant majoritairement en libre-service. Le rayon de la charcuterie génère 5,1 euros de marges, parce que les charges de personnel sont modestes (beaucoup de viande préparée à l’avance). Le rayon qui a la plus faible marge est celui des fruits et légumes (0,6 euro pour 100 euros). Motif : une main d’œuvre « assez importante » pour la mise en rayon. Un rayon a même des marges négatives : le rayon boucherie. Cela parce que les charges rapportées au chiffre d’affaires sont élevées. La marge du rayon des produits laitiers est modérée pour 100 euros de chiffre d’affaires (1,9 euro), mais très importante globalement, car c’est le plus gros rayon en termes de chiffre d’affaires.
La hausse des matières premières « digérable »
Ces analyses illustrent la faible incidence des variations des prix des matières premières dans les produits au détail. Cette faible part a permis aux filières agroalimentaires, notamment au stade de la distribution, de comprimer leurs marges, et ainsi de « tamponner relativement bien » la hausse des prix des matières premières, a commenté Philippe Chalmin.  Les filières agroalimentaires ont comprimé leurs marges, « tamponnant relativement bien » la hausse des prix des matières premières depuis cet été, selon Philippe Chalmin, rendant celle-ci finalement « digérable ».


Photo : Le rayon boucherie a une marge négative. Cela parce que les charges rapportées au chiffre d’affaires sont élevées. Un exemple qui montre la limite à raisonner rayon par rayon.




Le rapport contesté par la filière bovine et la filière fruits et légumes


Les résultats du rapport Chalmin ont été fortement contestés par la Fédération nationale bovine (FNB) et par la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF). « Ce n’est pas la justesse des calculs et des chiffres de l’Observatoire dont on doute. C’est le manque de transparence de la distribution », explique Luc Barbier, président de la FNPF. Autre discours en filière porcine et en volailles où les marges nettes de la distribution sont positives (respectivement 5,1 % et 5,9 %). Pour Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (FNP), le rapport Chalmin confirme que la priorité est « de redonner les moyens réglementaires d’équilibrer les relations commerciales dans les filières, notamment grâce à une révision de la Loi de modernisation de l’économie (LME) ».



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Date de l'article : semaine du N° du 16 au 22 Novembre 2012
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