Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°13247 |
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Finistère (29)
La baie de Douarnenez adopte son plan
 

La deuxième copie aura été la bonne. Mardi, c’est en présence des exécutifs et des partenaires acteurs que le plan de lutte contre les algues vertes de la Baie, nouvelle version, après révision des objectifs, a été présenté. « C’est l’aboutissement d’un processus qui a été compliqué », commentait, satisfait, le préfet de région Michel Cadot. Compliqué de par les particularités géographiques de la Baie (semi fermée, peu profonde, riche en cours d’eau) ainsi que de par les dissensions entre partenaires depuis le démarrage du projet, il y a 2 ans et demi.


Réduire de 200 t les flux


Le plan prévoit désormais de réduire de 200 tonnes les flux d’azote atteignant chaque année la mer, d’ici à 2015. Premier des trois volets, l’agriculture, avec ses 400 exploitations sur le territoire, est la plus concernée : une réduction de la pression azotée et des pratiques à plus basses fuites d’azote est prévue pour un gain de 140 t, soit 70 % de l’objectif. Pour y parvenir, trois axes : l’amélioration des pratiques liées à la valorisation et la répartition de l’azote organique, l’évolution (ou la conversion en bio : 5 % de la SAU en 2015) des systèmes d’exploitation et la méthanisation. « Sur ce dernier point, le principe de conditionnalité (export des digestats en dehors du périmètre, traitement de l’azote) a été renforcé », indique le président de la Commission locale de l’eau Paul Divanac’h. 5 unités de méthanisation devraient sortir de terre d’ici 2015, les projets étant à monter pour février. Au global, avec les trois axes, 7000 ha seront concernés par des pratiques à plus basses fuites d’azote, via une adhésion massive des agriculteurs : 90% réaliseront un diagnostic d’exploitation d’ici 2014, permettant d’en engager 66% dans un contrat d’objectif individuel.


« Atteignable »


Un contrat soutenu par la profession agricole. « Pour nous, ce sont des objectifs atteignables, s’est exprimé André Sergent, vice-président de la Chambre d’agriculture. Nous voulons nous impliquer. En revanche, nous avons besoin de deux mots : confiance et espoir pour l’avenir car l’agriculture souffre beaucoup, et ce n’est pas dans le dénigrement qu’on s’en sortira. » Un appel à apaiser le débat qui reste, entre associations environnementales et agriculteurs, tendu, contrairement à d’autres territoires bretons. « Les moyens de ce plan ne sont pas à la hauteur de l’enjeu », a ainsi déploré le représentant de Bretagne Vivante. « On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu d’avancée. La mobilisation de la profession agricole est exemplaire. Et il ne faut pas être trop sévère si l’on veut tenir compte d’une certaine réalité de l’emploi, agricole et autre », a pour sa part réagi le Préfet, soulignant par ailleurs que la réalisation du plan marque un changement d’échelle dans l’élaboration de ce type de document. « C’est une démarche neuve de pragmatisme territorial. Une sorte de décentralisation, en somme. » Les actions devraient être lancées dès 2012, avant première évaluation l’an prochain puis chaque année.
Anne-Laure Lussou




Légende photo : Lors de la présentation du plan, en présence du Préfet de région Michel Cadot (à droite), du vice-président de la Chambre d’agriculture 29 André Sergent et du président de la Chambre régionale Jacques Jaouen (à gauche).

 



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Date de l'article : semaine du N° du 27 Juillet au 9 Août 2012
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