
Troisième édition de la manifestation depuis sa création, Fest’IA 2012 a eu lieu le 28 juin dernier en présence d’une centaine d’animaux. L’événement n’avait pas lieu dans le bassin de race, mais beaucoup plus près de la Bretagne, à Chenillé-Changé dans le Maine et Loire (49). Aux commandes de la manifestation toujours : l’UCATRC, en partenariat avec les coopératives d’élevage Urcéo, Génoé et Amélis.
Données économiques
L’occasion, pour les organisateurs, d’insister sur les apports permis par l’insémination animale (voir ci-contre), « un euro investi représentant trois euros gagnés ». Pour le président de l’UCATRC Georges David, « génétique et économie vont de pair. Notre programme de sélection est centré sur les résultats économiques, avec une facilité de naissance renforcée, des croissances rapides pour des durées d’engraissement plus courtes, des carcasses lourdes et adaptées à la demande du marché. Les nouvelles technologies, mises en œuvre au sein de l’UCATRC (semence sexée, génomique) vont aussi dans le sens de l’amélioration les performances. »
Show génétique
Tout au long de la journée, les présentations techniques et économiques se sont donc succédé, avant le point d’orgue représenté par le « show génétique ». Illustration du travail de sélection réalisé, quatre-vingt animaux de haute qualité génétique étaient présents. Parmi eux, 25 ont été retenus pour défiler dans le ring. Dans ce cadre, les éleveurs bretons n’ont pas été en reste : sur 7 animaux apportés à la manifestation et provenant de 5 élevages, 4 ont été retenus pour défiler. « Ce résultat prouve qu’il s’agissait de bons animaux, bien préparés et bien dressés, se satisfait Pascal Rohou, de l’Urcéo, qui accompagnait les éleveurs. Il y a eu du très bon travail. »
Anne-Laure Lussou
« Investissement » génétique
« La génétique n’est pas une charge, mais un investissement », était le message de l’UCATRC, qui a fait réaliser une étude auprès de 137 élevages Charolais par des conseillers de centres de gestion et à des techniciens de groupements de producteurs. « Les résultats techniques (intervalle entre vêlages, taux de renouvellement des troupeaux, pourcentage de veaux nés vivants, nombre de vêlages par vache présente, etc.) des éleveurs n’utilisant pas l’IA sont en retrait par rapport à ceux qui l’utilisent et bénéficient d’un appui technique », retire Julien Fortin, conseiller de Chambre d’agriculture.
« La rentabilité des élevages du groupe IA est supérieure », ajoute Yoann Bouget au CER.
La marge brute atteint 227 euros/UGB dans les élevages pratiquant la monte naturelle, et 260 euros/UGB pour les
élevages pratiquant l’IA (+14 %). Elle grimpe à 297 euros/UGB (+31 %) dans les élevages suivis en contrôle de performances.
Liste des éleveurs présents
Rémi Divouron (2 animaux) ; Olivier Le Moign (1 animal) ; Thierry Thomas (2 animaux) ; Roger Quillévéré(1 animal)
et le Gaec Tessier (1 animal).
Légende photo : Les éleveurs bretons présents au festival (où manque Olivier Le Moign) avec Pascal Rohou, Urcéo (à droite).