
Dans un contexte politique qui exige des organismes publics de nouveaux efforts de gestion, la MSA des Portes de Bretagne affiche une volonté de développement et de service maintenu au plus près des assurés, tout en conservant la performance collective. Ces trois grandes directions sont retranscrites dans le projet stratégique « Ambitions 2015 ».
Spécialisation des sites
Suite à la fusion en 2010 des caisses d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan, les sites de Vannes (56) et Bruz (35) ont été spécialisés, pour une meilleure optimisation des moyens. Par exemple, il n'existe plus qu'un seul service pour les retraites basé à Bruz, les prestations familiales sont regroupées à Vannes... « Comme nous n'avons pas souhaité de mobilité géographique forcée, ces changements ont demandé de gros efforts de formation de la part des salariés qui ont parfois changé de métier », explique Jacques Rolland, directeur général de la MSA des Portes de Bretagne.
Bernard David, 1er vice-président, insiste : « Nous avons voulu que cette réorganisation soit neutre par rapport au service rendu aux assurés. » La MSA a donc renforcé l'accueil de proximité sur les 11 agences réparties sur l'ensemble du territoire. « À 25 km de chez lui au maximum, chaque assuré doit obtenir une réponse... » Les agences sont ouvertes tous les matins, et l'après-midi est réservé à l'accueil sur rendez-vous, en progression sur les dossiers les plus complexes. L'utilisation des services en ligne s'amplifie également : 31 500 particuliers et 5 100 professionnels sont inscrits.
Objectif « bien vieillir »
En matière d'action sociale, la MSA va approfondir son action auprès des seniors à partir de 2013, en favorisant le « bien vieillir ». L'objectif principal est de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées. « Nous sommes par ailleurs favorables à la création d'un 5e risque « dépendance », géré par les organismes de protection sociale. Nous espérons que les travaux reprennent au niveau national », précise Gérard Pelhate, président de la MSA des Portes de Bretagne, et président national MSA.
Sur un plan davantage national, Gérard Pelhate s'interroge sur la réforme du financement des dépenses de gestion de la MSA, annoncée par l'Etat, qui aboutirait à un prélèvement des ressources disponibles et à une trésorerie portée à zéro. « Quels seront les moyens pour atténuer l'impact des crises ? La MSA doit-elle se replier sur ses missions de service public et abandonner ses partenariats avec le tissu associatif local et les collectivités territoriales ? », se questionnent les élus. « Nous ne sommes pas opposés à ce changement, mais nous devons pouvoir en discuter avec les pouvoirs publics », conclut le président. Agnès Cussonneau
Photo :De gauche à droite : Bernard David, 1er vice-président de la MSA des Portes de Bretagne, Gérard Pelhate, président, et Jacques Rolland, directeur général.
En quelques chiffres
Pesant 4 % de l'activité nationale, la MSA des Portes de Bretagne gère la protection sociale de 128 100 personnes en Ille-et-Vilaine et 113 500 en Morbihan. Au total, 938 millions d'euros sont versés dans ce cadre, auxquels s'ajoutent 53 millions attribués à l'action sanitaire et sociale, au contrôle médical, à la prévention de la santé et des risques professionnels... De plus de 700 salariés en 2000 sur les deux caisses, la MSA des Portes de Bretagne est passée à 600 salariés en CDI.